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Comment se déroule le démantèlement de la jungle de Calais ?

L’évacuation de la jungle de Calais doit commencer ce lundi. Les autorités se préparent à prendre en charge quelque 6.500 migrants toujours sur place.

La jungle de Calais devrait être vide d'ici une semaine
La jungle de Calais devrait être vide d’ici une semaine © Maxppp / WOSTOK PRESS

“Nous réussirons ce défi humanitaire”, ont promis jeudi les ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et du Logement, Emmanuelle Cosse. Après que la justice a rejeté mardi dernier le recours de onze associations, le gouvernement a l’intention de mettre en place le démantèlement de la jungle de Calais, dès ce lundi.

L’opération vise, pour les ministres, à “offrir à chacun une solution digne et adaptée de mise à l’abri, en lien avec les associations et dans le respect des droits des migrants”. Un peu moins de 6.500 migrants vont être répartis sur plus de 450 centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis sur toute la France (dont 287 ouverts spécialement dans le cadre du démantèlement de la jungle). Mais concrètement, comment l’évacuation va-t-elle se dérouler ?

Le dispositif d'évacuation des migrants de Calais
Le dispositif d’évacuation des migrants de Calais © Radio France / JB

Choix de la région

Dès dimanche, la direction de la cohésion sociale et des associations feront des maraudes intensives pour informer les résidents de la jungle, avec notamment un flyer distribué en neuf langues. Mais c’est seulement lundi que les opérations commenceront vraiment, à 8h, avec l’ouverture d’un sas, un hangar de 3.000m2, en bordure de la jungle.

Quatre files de migrants à l’entrée : la première pour les 5.000 majeurs, la deuxième pour les 1.300 mineurs isolés, la troisième pour les familles et la dernière pour les personnes vulnérables. A l’entrée de ce que les autorités appellent le sas, un bureau d’accueil et un choix à faire pour les migrants : la région du CAO qui va les accueillir (entre deux régions, à chaque fois).

1.250 policiers et gendarmes mobilisés

Dans une deuxième salle, ils seront accueillis par le personnel de la sécurité civile, puis répartis sous six tentes de 50 places, une sorte de gare routière dans laquelle ils attendront leur bus. Lundi, 60 autocars partiront à destination des CAO, puis 45 mardi et 40 mercredi.

Le transport des migrants se fera sous haute surveillance, les arrêts des bus seront prépositionnés et très surveillés, avec des policiers ou des gendarmes présents sur chaque aire d’autoroute. En tout 1.250 membres des forces de l’ordre sont mobilisés sur l’opération, avec une crainte, la présence de militants No Border venus d’un peu toute l’Europe. Ils devraient être 150 à 200.

La Belgique a pris ses précautions

Des les annonces des ministres français en fin de semaine, la Belgique a choisi de renforcer sa frontière militaire à la frontière franco-belge. Selon un porte-parole de la police fédérale, 120 policiers sont déployés à partir de samedi dans la province frontalière de Flandre occidentale. La Belgique promet qu’elle ne mènera pas de contrôles systématiques à la frontière.

Outre-Manche, “le Royaume-Uni doit assumer toutes ses responsabilités” pour accueillir les migrants mineurs qui ont de la famille, selon Bernard Cazeneuve. D’après le ministre, les négociations sont en bonne voie “et le mouvement va s’accélérer”. Dans l’attente de cet accord, les mineurs isolés seront les seuls à rester un Centre d’accueil provisoire à Calais. Mais la jungle, quant à elle, devrait être totalement vide d’ici une semaine au plus tôt.

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Migrants: Calais va élever un mur de 4 mètres de haut le long de la route du port

© photo news.

Les travaux pour la construction d’un mur à Calais, destiné à empêcher les migrants de grimper sur les camions à destination du Royaume-Uni, vont démarrer prochainement, a déclaré mercredi le ministère britannique de l’Intérieur, dont le pays finance le projet.

Le mur de quatre mètres de haut et un kilomètre de long sera construit le long de la route nationale qui conduit au port de Calais, la RN 216.

Financé par le Royaume-Uni
« Nous allons commencer la construction de ce grand mur très bientôt. Nous avons construit des clôtures, désormais nous construisons un mur », a déclaré le secrétaire d’Etat à l’Immigration Robert Goodwill. D’un coût de 2,7 millions d’euros, le mur végétalisé sera financé par le Royaume-Uni et construit par les services français de la Direction interdépartementale des routes (DIR). « Les travaux, qui toucheront la circulation, vont avoir lieu de septembre à décembre », a indiqué mercredi une porte-parole de la DIR du Nord.

Mur « anti-migrants »
Le mur est destiné à empêcher les milliers de migrants originaires d’Afghanistan, d’Irak ou du Soudan qui affluent à Calais pour tenter de traverser la Manche de s’introduire sur la rocade portuaire et de grimper sur les camions en route vers le Royaume-Uni.

Jungle de Calais
Selon les autorités, ils sont aujourd’hui 6.900 dans le camp surnommé la « Jungle », mais des associations évoquent plus de 9.000 réfugiés, dont 900 mineurs isolés. Ils étaient entre 3.500 et 5.000 à la fin du démantèlement de la zone sud du camp en mars.

Démantèlement du camp
La France a annoncé son intention de poursuivre par étapes le démantèlement du camp et d’intensifier les départs volontaires de Calais en créant d’ici la fin de l’année quelque 8.000 places dans diverses structures d’accueil.

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C’est la guérilla urbaine à Calais, le chancre s’étend !

calais-migrants[1]

Le Procureur de la République de Boulogne-Sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, a qualifié, il y a quelques jours, la situation à Calais, de guérilla urbaine. Il venait d’assister à la ruée d’un millier de migrants à l’entrée du tunnel sous la manche en pleine journée.

L’organisation des illégaux était telle qu’ils agissaient par petits groupes organisés. Tout avait l’air soigneusement préparé.

Les réfugiés progressaient simultanément par équipes se dispersant sur au moins un km le long de l’A16. La police a dû intervenir longuement en nombre pour les repousser.

Le ministre Cazeneuve qui multiplie les interventions auprès de la presse, cache mal son désarroi. La France n’a plus rien à dire dans toute la région. C’est une zone de non droit, une zone de combat.

Les Calaisiens que les médias essaient de présenter comme sereins, par des reportages orientés, n’en peuvent plus.

Les conditions sont devenues catastrophiques dans Calais même. On ne compte plus à certains endroits les clôtures arrachées, le mobilier urbain vandalisé. Les enfants de Calais se rendent à l’école sous protection dans certains secteurs. La peur est présente et croît.

Les commerçants et toute la population de Calais commencent à dire très fort leur ras-le-bol, voire leur colère.

Les joutes se passent aussi sur l’autoroute ou les migrants s’attaquent aux camions en transit vers l’Angleterre. Cet itinéraire est devenu le cauchemar des routiers. Les immigrés s’attaquent aux bâches qu’ils découpent au cutter. Tous les outils volés sont bons pour briser les chaînes et cadenas pour investir les véhicules. Certains chauffeurs sont agressés et les interventions de la police sont nécessaires de manière constante. Des transitaires interrogés ont décidé d’abandonner cette voie pour acheminer de la marchandise. C’est comme un blocus organisé.

Le camp surnommé la « jungle » est un immense cloaque, un dépotoir ou s’entasse officiellement 6.000 migrants. La réalité semble être pire, car le chiffre de 10.000 est souvent avancé.

Pour faire croire qu’ll résout le problème, le gouvernement essaie de transférer des groupes de migrants dans d’autres villes, même parfois par avion aux frais des contribuables. Mais c’est en réalité un tonneau des Danaïdes. On en retire, il en revient le double les jours suivants.

La situation sanitaire du « camp » est devenue préoccupante, et les maladies éclosent, risquant de se propager à l’ensemble de la région. La violence dans le camp, entre groupes ethniques, engendrent des bagarres graves tous les jours avec blessés. Personne n’ose parler de décès.

Quelques ONG tentent d’aider comme dans les pays en voie de développement, en pleine famine ou épidémie.

Mais il y a pire. Car les problèmes ne viennent pas que des migrants, mais viennent aussi d’illuminés français ou de psychopathes européens que l’on appelle des « no border ».

Ces forcénés ont décidé d’aider les migrants par tous les moyens pour passer la frontière. Ils brisent les clôtures, fournissent des faux papiers, des véhicules avec des caches, des outils et participent avec les immigrés aux opérations pour forcer l’entrée du tunnel.

Ces gens-là sont des délinquants. Mais sont-ils poursuivis ? La police et la gendarmerie sont débordées et la justice de Taubira ferme les yeux.

Il n’y a pas que Calais en France qui est un chancre. Des métastases commencent à éclore dans d’autres pays européens. Dans ces autres cas, les objectifs ne sont pas nécessairement d’arriver en Angleterre. Les pays les plus souvent cités sont la Suède et l’Allemagne.

Mais là aussi, les polices sont débordées.

La France et l’Europe franchissent de nouvelles étapes pour des guerres civiles régionales.

L’Europe candide prépare lentement mais sûrement son suicide !

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