Publié dans Techno

Tous pistés

Les possesseurs d’un smartphone Android (le système d’exploitation de Google) ne le savent peut-être pas, mais leur téléphone est un vrai mouchard. A travers l’option « Location history », le GPS du mobile enregistre absolument tous les déplacements (et leur mode de transport) au jour le jour. Aussi, si vous souhaitez savoir ce que vous faisiez il y a tout pile un an, c’est possible l’auteur de ces lignes réalise ainsi qu’il revenait d’un agréable week-end à Amsterdam. Branché par défaut, le système se désactive sur ce lien.

https://i0.wp.com/images.telerama.fr/medias/2017/06/media_159992/google-arrete-de-lire-vos-mails-mais-continue-a-faire-tant-d-autres-choses,M465525.JPG

Publié dans Société, Techno

Des millions de smartphones sous Android touchés par le malware Judy

D’après Check Point, spécialiste de la sécurité informatique, environ 50 applications du Play Store seraient concernées par le malware Judy. Celles-ci contiendraient un code qui transmet l’infection aux terminaux, les renvoyant sur une page web qui génère des clics frauduleux sur les annonces du site en question. De cette manière, les créateurs empochent de l’argent.

Ce genre de pratique est malheureusement assez courante, comme le rappelle Andrew Smith de l’Open University :

Il existe une multitude d’outils à portée de main qui peuvent être modifié à distance par ceux qui sont à l’origine de ces logiciels malveillants, venant ainsi fragiliser les logiciels anti-malware.

Un malware nommé Judy

Les applications infectées ont été supprimées du Play Store, 40 d’entre elles étaient éditées par Enistudio et développées par le studio de jeux coréen Kiniwini. Téléchargés entre 4 et 18 millions de fois, les jeux avaient en commun un personnage nommé Judy, prêtant ainsi son nom à celui du virus. Le nombre d’utilisateurs touchés est évalué entre 8,5 et 36,5 millions.

Check Point a déclaré par ailleurs qu’il ne savait pas depuis combien de temps ces versions malveillantes des applications étaient disponibles. Une chose est sûre en revanche, tous les jeux avec Judy avaient été mis à jour dans le courant du mois de mars de cette année.

Source

Publié dans Société, Techno

Cyberattaque géante : au moins 74 pays touchés, les pirates toujours pas identifiés

Cyberattaque géante : au moins 74 pays touchés, les pirates toujours pas identifiés

Les hôpitaux britanniques, le constructeur automobile français Renault et le système bancaire russe ont notamment été touchés

Des ordinateurs dans des dizaines de pays ont été touchés vendredi par une attaque informatique « sans précédent », affectant le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations. Voici ce que l’on sait sur cette attaque.

Que s’est-il passé ?

De la Russie à l’Espagne et du Mexique au Vietnam, des dizaines de milliers d’ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés vendredi par un logiciel de rançon exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de sécurité nationale américaine NSA.

Le logiciel malveillant, surnommé « Wannacry« , verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d’argent sous forme de monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer, pour en recouvrer l’usage: on l’appelle le « rançongiciel ».

Combien de pays touchés ?

Plusieurs dizaines de pays ont été touchés mais il est difficile de savoir combien précisément. Selon l’entreprise de sécurité informatique finlandaise F-Secure, 130 000 systèmes basés dans une centaine de pays ont été infectés. Autre firme de sécurité informatique, Kaspersky Lab a recensé 74 pays touchés, principalement la Russie, mais la visibilité du virus « peut être limitée ou incomplète ».

Parmi les principales cibles figurent les hôpitaux britanniques, l’entreprise de téléphonie espagnole Telefonica, le constructeur automobile français Renault, la société américaine de livraison de colis Fedex, le ministère russe de l’Intérieur ou la société des chemins de fer allemands Deutsche Bahn.

Comment l’attaque s’est-elle répandue ?

Selon des experts en informatique, le virus fonctionne avec des dizaines de langages, ce qui montre la volonté des pirates de s’en prendre à des réseaux dans le monde entier. La société Kaspersky rappelle que le logiciel malveillant a été publié en avril par le groupe de pirates « Shadow Brokers », qui affirment avoir découvert la faille informatique dans des documents volés à la NSA.

Mikko Hypponen, chef de la société de sécurité informatique F-Secure, note que la Russie et l’Inde ont été particulièrement touchées parce que beaucoup de réseaux et ordinateurs dans ces deux pays tournent encore avec le logiciel Windows XP.

Qui est derrière ces attaques ?

Pour le moment les pirates n’ont pas été identifiés.

Comment protéger son ordinateur ?

Initiative inhabituelle, Microsoft a décidé de réactiver une mise à jour de certaines versions de ses logiciels pour contrer ce type d’attaque. Le virus s’attaque notamment à la version Windows XP, dont Microsoft n’assure plus en principe le suivi technique. Le nouveau logiciel d’exploitation (OS) Windows 10 n’est pas visé par l’attaque, souligne Microsoft. Kaspersky a dit vouloir développer un outil de décryptage « dès que possible ».

Combien demandent les pirates ?

Les victimes se voient demander 300 dollars sous trois jours, sinon la rançon double. La somme n’est pas énorme mais étant donnée l’ampleur de l’attaque, la somme totale pourrait être importante. Experts et autorités conseillent de ne pas payer, car il n’est pas sûr de pouvoir récupérer ses fichiers par la suite.

L’ancien hacker espagnol Chema Alonso, devenu responsable de la cybersécurité de Telefonica, a estimé samedi sur son blog que malgré « le bruit médiatique qu’il a produit, ce « ransomware » n’a pas eu beaucoup d’impact réel » car « on peut voir que sur le portefeuille bitcoin utilisé le nombre de transactions » est faible. Selon le dernier décompte, assure-t-il, seulement « 6 000 dollars ont été payés » aux rançonneurs dans le monde.

Source

Publié dans Techno

Les soldats-robots viennent gonfler les rangs de l’armée

Atlas, robot de type androïde développé par Boston Dynamics en relation avec  la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA)

Le marché des drones terrestres a explosé. Pour “LSD, La Série Documentaire” sur France Culture, Maylis Besserie enquête sur ces nouvelles recrues cuirassées.

L’Histoire retiendra qu’un homme a été liquidé pour la première fois par un robot à Dallas, le 8 juillet 2016. Equipé d’un dispositif explosif, la machine télécommandée par les forces de l’ordre a littéralement pulvérisé le sniper à l’origine d’une fusillade mortelle. Jeudi, dans La Série Documentaire de France Culture (consacrée toute la semaine aux robots), Maylis Besserie se penche sur cette révolution dont les avancées technologiques inquiètent désormais la communauté internationale. Le marché des drones terrestres a explosé avec 1,7 milliards de dollars en 2014, il devrait atteindre 19 milliards d’ici 2020. Dans un rapport publié cette année, l’ONG Human Rights Watch s’alarmait  : « Il est moralement inacceptable de déléguer la décision de vie ou de mort à des machines ». Créatures fantasmées ou diabolisées, elles sont au cœur de débats éthiques.

Porter des blessés ou apporter des munitions

La productrice a suivi les scientifiques du Centre français de recherche aérospatiale sur le terrain d’expérientations pour mesurer l’étendu des progrès. Sans basculer dans le sensationnel ni se montrer alarmiste, elle passe en revue quelques-uns de ces robots en activité. Les modèles aériens les plus imposants peuvent atteindre cent kilos. Leurs missions : assurer la surveillance et la reconnaissance des sites avant de permettre aux fantassins de s’engager sur un axe. Les machines au sol sont davantage destinées à transporter du matériel et escorter les soldats sur des zones sensibles. Ils peuvent aussi porter des blessés ou apporter des munitions aux combattants.

D’ailleurs, les trois forces de l’ordre d’intervention française (BRI, Raid, GIGN) disposent déjà de robots. Les sapeurs-pompiers de Paris en possèdent un spécimen baptisé Colossus, un drone chenillé d’un mètre de haut flanqué d’un canon à eau est envoyé sur les sites à risques élevés. Des militaires ont même testé des exo-squelettes. Ces combinaisons robotisées leurs permettent d’avoir une puissance bionique avec des capacités physiques décuplées. A la pointe dans ce domaine, la firme Boston Dynamics a d’ores et déjà mis au point de fabuleux bipèdes dotés de performances exceptionnelles en terme d’agilité et de rapidité ! De laboratoires de recherche en site d’entraînement, Maylis Besserie montre au fil de ses interviews — enveloppées de musiques dignes d’une BO de film de science-fiction — que l’image de Terminator n’a pas fini de hanter les esprits.

Source

Publié dans Techno

Hadopi : comment fonctionne l’indemnisation des FAI qui identifient les pirates

hadopi

Le gouvernement publie un arrêté qui complète un décret pris à la mi-mars. Il précise en particulier les montants prévus pour indemniser les opérateurs qui identifient les internautes suspectés de télécharger des œuvres sur les réseaux P2P.

Les tarifs d’identification des adresses IP par les fournisseurs d’accès à Internet dans le cadre de la riposte graduée sont désormais connus. En effet, un arrêté daté du 23 mars a été publié six jours plus tard au Journal officiel : il précise le montant du dédommagement auquel les opérateurs ont droit, notamment en fonction du volume des requêtes traitées chaque année.

Deux cas de figure sont prévus : si le FAI traite plus de 10 000 demandes par an et s’il n’atteint pas ce seuil.

Plus de 10 000 identifications par an

Pour les fournisseurs d’accès à Internet traitant annuellement 10 000 identifications, un forfait de 80 000 euros est prévu. Celui-ci est fixe, qu’importe si l’opérateur doit gérer 11 000, 300 000 ou même deux millions d’adresses. Selon le décret publié mi-mars par le gouvernement, cette somme vise à compenser les surcoûts relatifs à l’identification des internautes qui piratent sur Internet (ou, très précisément, les internautes accusés de ne pas avoir correctement essayé d’empêcher le piratage sur leur abonnement : il s’agit de la négligence caractérisée).

Ces coûts concernent :

  • la conception et le déploiement des systèmes d’information ou, le cas échéant, leur adaptation, nécessaires au traitement des demandes d’identification des abonnés ;
  • le fonctionnement et la maintenance des systèmes d’information nécessaires au traitement des demandes d’identification des abonnés.

À ce mécanisme s’ajoutent les surcoûts de personnel.

Lorsqu’une demande de masse a lieu via le traitement dénommé « système de gestion des mesures pour la protection des œuvres sur Internet », il faut compter 160 euros. Chaque demande de masse en vue de « rechercher sommairement dans le système d’information les éléments d’identification relatifs aux abonnés » ne peut pas excéder 40 000 adresses IP.

Quant aux demandes complémentaires destinées à « vérifier et préciser les éléments complémentaires d’identification relatifs à un abonné », il faut compter 18 euros par intervention.

Moins de 10 000 identifications par an

Pour les opérateurs ayant à gérer moins de 10 000 demandes d’identification par an, les montants sont de 12 euros pour la recherche sommairement les éléments d’identification relatifs à un abonné et de 18 euros pour la vérification et la précision des éléments complémentaires d’identification relatifs à un abonné.

Ces sommes visent à couvrir es surcoûts liés au fonctionnement et à la maintenance des systèmes d’information nécessaires au traitement des demandes d’identification des abonnés, ainsi que les surcoûts de personnel liés au traitement des demandes d’identification des abonnés.

Un seuil assez bas

Le cap des 10 000 demandes d’identification sera assurément franchi chaque année par les principaux fournisseurs d’accès à Internet que sont Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom. Il suffit en effet de voir les statistiques de la riposte graduée, qui a dépassé en début d’année les 8,12 millions de mails d’avertissements, les 739 000 courriers en recommandé et les 5 945 constats de négligence caractérisée en troisième phase de la procédure.

En outre, l’arrêté précise que « lorsque plusieurs personnes morales offrent un accès à des services de communication au public en ligne sous une même dénomination commerciale, le dépassement du seuil […] s’apprécie compte tenu du nombre cumulé de demandes dûment traitées, au cours d’une année civile, par ces personnes ». Au passage, ces personnes morales ne peuvent pas non plus prétendre à plusieurs versements forfaitaires annuels.

Mieux vaut tard que jamais

Avec la riposte graduée, les opérateurs ont l’obligation de transmettre à la Hadopi l’identité de leurs abonnés qui ont été repérés en train d’échanger des contenus sous droit d’auteur sur les réseaux P2P. Ce travail de repérage est effectué par Trident Media Guard, une firme nantaise qui est mandatée par les ayants droit pour collecter les adresses IP de deux qui sont suspectés d’enfreindre le droit d’auteur.

Des années durant, l’exécutif a refusé d’indemniser les FAI pour leur rôle dans l’usine à gaz qu’est la riposte graduée. Mais la publication récente du décret et de l’arrêté permet aujourd’hui de décharger au moins partiellement cette dépense des épaules des opérateurs, dans la mesure où c’est désormais la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet qui doit l’assumer.

L’arrivée du décret et de l’arrêté remet en tout cas ce dispositif dans les clous du Conseil constitutionnel. Le 28 décembre 2000, celui-ci avait publié une décision dans laquelle il explique que « le concours apporté à la sauvegarde de l’ordre public, dans l’intérêt général de la population, est étranger à l’exploitation des réseaux de télécommunications ». Dès lors, « les dépenses en résultant ne sauraient dès lors, en raison de leur nature, incomber directement aux opérateurs ».

Source

Publié dans Techno

Effacer l’historique de recherche sur Facebook

https://lejournaldesmartines.files.wordpress.com/2011/12/facebook-spy.jpg?w=840

Si vous en avez assez que Facebook garde en mémoire tout ce que vous faîtes et que vous souhaitiez rester discret, voici un moyen très simple pour effacer l’historique de votre recherche Facebook.

1) Tout d’abord rendez-vous sur votre profil Facebook.

2) Ouvrez votre Historique personnel.

3) Sur la colonne de gauche, sous les Mentions J’Aime et les Commentaires cliquez sur « Plus » puis sur « Rechercher ».

Vous accédez ainsi à l’historique de vos recherches. Une liste(quasi) infinie de vos recherches depuis que vous vous êtes créé un compte. Pour l’effacer, rien de plus simple : cliquez sur « Effacer les recherches » .

Vous voilà protégé des curieux. Enfin au moins sur Facebook.

Une astuce simple et pratique qui pourrait vous être très utile au moment où Facebook met à jour sa barre de recherche qui sera désormais « intelligente » en vous proposant des résultats adaptés.

 

Publié dans Techno

Blackbird – Un outil pour récupérer des performances, de la vie privée et de la sécurité sous Windows

Voici encore un utilitaire qui va vous permettre en un click de rendre votre Windows 10 un peu plus propre. Blackbird va désactiver pour vous des choses comme OneDrive, Cortana, Bing, le fameux Wifi Sense, et bien sûr tout ce qui envoie des données à Microsoft.

Il va aussi désactiver le partage des mises à jour en P2P, les services Xbox Live, les pubs dans le menu Démarrer, les popups de mise à jour reloues, boucher quelques failles qui permettent la fuite de données via Edge et Defender et même supprimer les identifiants uniques qui permettent de différencier votre installation Windows d’un autre.

Au-delà de la vie privée et de la sécurité, il va aussi appliquer quelques tweaks pour que votre connexion réseau soit encore plus rapide.

Bref, c’est du bon

Après si certaines choses vous intéressent, mais que vous ne voulez pas en désactiver d’autres, sachez que Blackbird peut aussi être utilisé en ligne de commande, à la carte. Voici les options proposées :

blackbird -v = Verbose Mode. Displays additional information on all changes as they’re being made.
blackbird -s = Silent Mode. No additional user interaction required, good for scripts blackbird -r = Recovery Mode. Restores all values changed by Blackbird to default Microsoft values.
blackbird -std = Run Blackbird in STD mode (see below).
blackbird -scan = A full privacy scan of your system.
blackbird -kc = Kill Cortana completely (prevent searchUI.exe from loading) blackbird -ke = Kill Microsoft Edge blackbird -kf = Kill Windows Feedback/ContactSupport blackbird -kl = Kill Lockscreen blackbird -kall = Kill all System Apps blackbird -noupdate = Skip blacklisted Windows update removal.
blackbird -nohost = Skip host blocking.
blackbird -nospeed = Skip system optimizations blackbird -o = Enable OneDrive.
blackbird -p = Enable Diagnostic Policy service.
blackbird -t = Enable Sensors / Auto-screen rotation on tablets.
blackbird -x = Enable Xbox Live services.
blackbird -l = Fix LAN connectivity problems after using Blackbird.
blackbird -a = Disable SmartScreen application checking.
blackbird -b = Disable Runtime Broker (will cause most UWP/Metro apps to not work).
blackbird -c = Disable bacground access for all default system apps.
blackbird -d = Disable Windows Defender.
blackbird -e = Disable SMB over NetBIOS (close listening port 445).
blackbird -f = Disable most used apps displayed in Start menu.
blackbird -h = Disable Hibernation (deletes hiberfil.sys file from root).
blackbird -u = Disable automatic installation of updates / Sets to manual download and install only.
blackbird -m = Disable automatic installation of Malicious Removal Tool updates.
blackbird -n = Remove Blackbird network blocks.
blackbird -? = Displays help information.

Le mode veerbose vous permettra de savoir exactement ce qui est modifié sur votre machine, mais pensez quand même à faire un backup avant, on ne sait jamais. L’outil est assez souple pour permettre à tous de s’y retrouver ou pour être utilisé dans le cadre d’un parc machines.

Vous pouvez le télécharger ici et pour en savoir plus, je vous invite à lire la doc.

Source

Publié dans Techno

Licence Windows 10 familiale

Saviez-vous, chers lecteurs, qu’un changement de carte mère invalide une licence Windows 10 en édition familiale ?

licence-win10

A ce moment-là il faudra faire appel aux services téléphoniques de Microsoft pour réactiver la licence…

Extrait sur le portail Microsoft… « Si la configuration matérielle de votre appareil Windows 10 change de façon significative (par exemple changement de carte mère) Windows pourra nécessiter une réactivation sur l’appareil. Il s’agit de la même procédure sur les versions antérieures de Windows (Windows 7 et Windows 8.1). L’offre de mise à niveau gratuite ne s’applique pas à l’activation de Windows 10 dans de tels scénarios où des modifications matérielles réinitialisent l’Activation. »

 

 

Publié dans Non classé, Techno

Vie après la mort: une enquête qui bouleverse les certitudes

Une enquête qui bouleverse les certitudes

Stéphane Allix, journaliste, vient de publier « Le test. Une enquête inouïe : la preuve de l’après-vie ? ».

On connaît tous des cas de deuil où surgit l’impression de « présence » du défunt. Pour beaucoup, consulter un médium est un moyen de nouer un contact intelligible avec le disparu. Les exemples
sont si nombreux qu’un journaliste a cherché à en savoir plus. Son livre* bouscule de nombreuses certitudes.

Paris Match. Avec votre “Test”, vous nous entraînez aux frontières du réel. Quelle est la genèse de cette aventure ?
Stéphane Allix. La mort de mon frère, en 2001, dans un accident de voiture en Afghanistan, a bouleversé ma famille et imposé le sujet de la mort au cœur de notre existence. Depuis, je n’ai cessé de me poser des questions et j’ai complètement réorienté mon travail de journaliste : du reportage sur la guerre, le trafic de drogue, le terrorisme, j’ai basculé vers les phénomènes inexpliqués.

Pour entrer en contact avec votre frère ?
Pour comprendre. Pour moi, avant sa mort, les sujets qualifiés de « surnaturels » n’étaient pas sérieux. Puis j’ai découvert des témoignages troublants, des livres, et surtout des travaux de chercheurs sur les expériences de mort imminente (EMI), notamment. En enquêtant, j’ai commencé à mesurer ce que nous prenons pour une certitude scientifique “il n’y a rien après la mort”, ne repose sur aucune preuve.

« L’ensemble des phénomènes extraordinaires sont scientifiquement étudiés »

Qu’est-ce qu’une EMI ?
Des milliers de gens racontent avoir vécu un état de conscience éveillé alors qu’ils étaient en état de mort cérébrale. J’ai alors interrogé des médecins : est-ce un rêve, une hallucination ? Les EMI demeurent encore inexpliquées, mais j’ai découvert que l’ensemble des phénomènes extraordinaires, qui vont de la médiumnité au sixième sens en passant par les expériences aux frontières de la mort sont scientifiquement étudiés.

Avez-vous eu des réponses ?
Oui. Il est admis que la conscience est produite par le cerveau, comme la bile l’est par le foie. Si le cerveau est en état de mort clinique, la conscience devrait s’arrêter. Or, c’est l’inverse qui se produit lors des EMI. Est-ce une activité résiduelle dans le cerveau ? La persistance d’un esprit, d’une âme indépendante capable de lui survivre ? Aujourd’hui, cette hypothèse est prise très au sérieux par une partie du monde médical.

« La physique quantique nous dit que la réalité n’est pas constituée de matière mais de vibrations qui échappent au temps et à l’espace »

Cela peut-il avoir un lien avec la physique quantique ?
Pourquoi pas ! Que nous dit-elle ? Que la réalité, ce que l’on perçoit comme un monde de matière, n’est pas constituée de matière mais de vibrations qui échappent au temps et à l’espace. Existerait-il dans notre cerveau des zones capables de percevoir ce monde quantique et, par là même, les esprits immatériels des défunts ? Des chercheurs, comme l’Américain Stuart Hameroff, le supposent après la découverte de possibles échanges s’opérant au niveau des synapses, ces zones par lesquelles les communications s’établissent entre les neurones. Si notre cerveau peut détecter des vibrations quantiques, c’est sans doute à ce niveau que les médiums captent les défunts. Hameroff n’en est encore qu’aux hypothèses.

« Les résultats de mon test accréditent l’hypothèse que la vie se poursuit après la mort »

C’est à la mort de votre père que vous décidez d’écrire “Le test” ?
Oui. Je savais qu’il aurait aimé participer à une telle expérience. J’ai caché des objets dans son cercueil. Je n’en ai parlé à personne, pas même à ma femme. Mon hypothèse était la suivante : mon père est vivant quelque part, aussi je lui demande de dire à des médiums que je vais aller interroger quels sont ces objets.

Quelle est votre conclusion ?
Mon père y est parvenu. C’est stupéfiant, incroyable, extraordinaire ! Les résultats de mon test accréditent l’hypothèse que la vie se poursuit après la mort.

Ne serait-ce pas notre ADN qui communique avec l’ADN du médium, ou une forme de télépathie ?
Mais c’est aussi bizarre que quand un médium vous dit qu’il communique avec les morts ! Dans mon livre, je détaille les expériences des chercheurs et les hypothèses conventionnelles – fraude, mentalisme, autosuggestions – en isolant le médium. Et ça marche ! Seul dans une pièce, coupé de tout, il obtient la même communication claire et précise avec des défunts. C’est vérifiable. Mon “Test” en apporte la confirmation en donnant la parole aux médiums qui décrivent en détail leur démarche.

Peuvent-ils nous conditionner si nous sommes fragiles ou crédules ?
Les gens qui les consultent sont la plupart du temps en deuil, donc fragilisés et plus facilement influençables. Il faut être vigilant. Je donne d’ailleurs des conseils pratiques. Mais je vous parle ici d’expériences conduites en laboratoire et dans des conditions rigoureuses, comme ce que j’ai fait moi-même durant ce test.

Pour entrer dans cet état de conscience modifié, pensez-vous que les médiums soient différents de nous ?
Ils ont une hyper-intuition stupéfiante ! La qualité d’un médium se juge à sa façon d’être à la fois présent avec nous tout en parvenant à faire le vide pour se connecter à ce monde invisible. La plupart des gens ne sont pas capables de discerner ce qui provient de leur intuition de ce qui constitue leur imagination.

« Six médiums ont décrit plusieurs défunts de ma famille, parfois en donnant leurs noms »

Quels ont été les points communs entre les six médiums que vous avez consultés ?
Ils ont tous capté plusieurs défunts de ma famille en plus de mon père. Voilà un autre point stupéfiant : les médiums ont décrit les mêmes personnes, parfois en donnant leurs noms. Croire que ces résultats sont dus à un heureux hasard est irrationnel.

Votre livre est-il une façon de faire le deuil à la fois de votre frère et de votre père ?
Non. C’est une enquête journalistique, objective et rigoureuse. Certes, savoir que le défunt continue son existence ailleurs et qu’il va bien peut aider à accepter cette séparation totale.

Après une séance chez le médium où vous avez senti la présence de votre père, qu’avez-vous pensé ?
Je sais qu’il va bien. Des éléments rationnels m’ont convaincu que la vie n’est pas réductible à notre existence physique. Ensuite, ce que les médiums m’ont expliqué de la mort a fait naître en moi l’intuition que la façon dont mon père a vécu son existence colore sa vie après la mort. Ce n’est pas une vision religieuse ni morale de l’existence, c’est un fait observé par des médiums : ce que l’on réalise de notre vivant a un impact sur notre vie d’après.

Les médiums lâchent-ils leur ego pour se connecter ?
Oui, car l’ego nous protège en filtrant le monde extérieur. L’inconvénient de ce filtre est qu’il nous empêche aussi de recevoir des messages utiles que seuls les médiums entendent.

« La folie est-elle une trop grande ouverture à un monde invisible? »

Les médiums auraient-ils une faille ?
Don, fragilité ? Une des médiums que j’ai testés a frôlé le monde de la folie et est parvenue à trouver son équilibre tout en apprenant à maîtriser ses perceptions. Mais qu’est-ce que la folie ? Cette femme est équilibrée, alors que son frère souffre de schizophrénie. Il semble victime des mêmes perceptions que sa sœur. Elle parvient à les intégrer alors que lui est submergé. La folie est-elle une trop grande ouverture à un monde invisible ? Cette piste de réflexion passionne de nombreux psychiatres. En tout cas, la médiumnité n’est pas un super-pouvoir mais un sacerdoce. Le sens de l’abnégation des médiums m’a beaucoup impressionné.

Est-ce que certains morts ne veulent pas partir ?
Oui, et ils sont nombreux. Dans notre société où la spiritualité a disparu, une majorité de gens meurent sans savoir ce qu’il y a après ; il semble qu’ils soient un peu perdus une fois de l’autre côté…

Vous dites que nous continuons à évoluer après la mort…
Et nos caractéristiques psychologiques sont amplifiées. Il n’y a plus le corps qui nous structure, nous bloque dans le temps et l’espace. Là-bas, nous sommes dans une liberté totale. Et si nous maîtrisons mal certaines de nos émotions de notre vivant, après la mort nous aurons encore plus de difficulté à les contrôler. Un lama tibétain m’avait dit : “Si vous voulez savoir à quoi ressemblera votre mort, regardez vos rêves.” En effet, d’un point de vue psychologique, la mort ressemble à un rêve : parfois magnifique, tantôt déroutant, incontrôlable, inquiétant ou sublime, il est le fruit de nos émotions libérées de toute contrainte. Il semble donc qu’il en soit ainsi dans l’au-delà.

Mais où part le défunt ?
Au moment où la personne meurt, des proches décédés l’attendent pour l’emmener dans ce que j’appelle “le monde invisible”. Même les médecins et les infirmiers qui travaillent en soins palliatifs le décrivent. C’est, par exemple, une vieille dame en parfaite santé mentale qui dit : “Vous voyez mon mari assis dans le fauteuil ? Il m’attend.” Elle seule le voit. C’est comme si, à l’approche de la mort, les deux mondes se rapprochaient. Au moment du passage, il se dégage une énorme énergie ; je l’ai vécue avec mon père. Comme si l’on me prenait par les épaules et que l’on me secouait. Ce n’est pas juste l’émotion. Christophe Fauré, psychiatre spécialisé dans le deuil, avec qui je m’entretiens à la fin du livre, évoque les mêmes témoignages rapportés par ses patients. Et les proches défunts qui viennent chercher le mourant sont toujours bienveillants.

La terre est peuplée de beaucoup de gens malveillants, alors pourquoi, dans l’au-delà, deviendraient-ils bienveillants ?
Ceux-là restent malveillants ! S’il n’a pas changé de comportement avant de mourir, un mari qui bat sa femme va continuer à avoir les mêmes pulsions. La mort ne nous délivre pas, comme par magie, de nos défauts, de nos blessures non soignées. Mais, à chaque seconde, les êtres vivants comme les morts peuvent s’apaiser et guérir.

Donc si nous rencontrons des bourreaux dans l’invisible, on peut se retrouver en danger ? C’est angoissant !
Les médiums expliquent que nous ne sommes pas tous placés au même niveau. Sur terre, on se trouve tous sur le même plan. Mais, de l’autre côté, les gens qui sont en proie à une grande confusion intérieure sont plus ou moins ensemble. D’où l’intérêt de travailler sur soi quand on est sur terre. Le libre arbitre existe.

« Médiums et défunts se rencontrent au milieu d’un passage, là où s’opère la communication »

Comment les défunts communiquent-ils avec les médiums ?
Ils se rapprochent de notre monde. Cela demande de l’énergie aux médiums et aux défunts. Plusieurs médiums m’ont dit : “Ton père est très loin, il est obligé de se rapprocher.” A l’instar d’un tunnel ou d’un passage conduisant du monde des morts vers celui des vivants et vice versa. Médiums et défunts se rencontrent au milieu, là où s’opère la communication.

Peut-on retenir un défunt ?
Si vous êtes mort et que vous voyez vos proches inconsolables, vous aurez probablement envie de rester près d’eux pour essayer de leur dire que tout va bien. Mais, rassurez-vous, sous la douche, ils sont discrets ! [Il sourit.] En cas de décès brutal ou accidentel, certains défunts ne savent pas qu’ils sont morts. C’est une constante quand la mort est subite : ils ont plus de difficulté à la réaliser.

Christelle, une des médiums que vous avez testée, côtoie des gens en fin de vie à l’hôpital car elle est aide-soignante. Elle voit l’esprit de personnes dans le coma se promener dans les couloirs. Comment savoir si elle n’a pas des visions ? Qu’en pense la psychiatrie ?
La psychiatrie explique que les hallucinations sont liées à un tableau psychologique caractéristique de déséquilibre. Or, quand Christelle et les autres médiums parlent de leurs visions, ils décrivent certes des scènes “anormales”, mais leur propre vie, leurs comportements, sont ceux de personnes équilibrées qui ne sont pas en souffrance. Ces visions ne peuvent pas s’expliquer par un problème pathologique.

« Les guides vous parlent à travers vos intuitions »

Vous affirmez que l’on a tous des guides. Comment se connecter à eux ?
En faisant le silence en nous quinze minutes par jour, par exemple, afin de créer un espace d’accueil. Ils sont là pour nous aider, encore faut-il parvenir à les entendre dans le brouhaha mental qui agite notre cerveau. Faites ce simple exercice et vous verrez que, au bout d’une semaine, vous commencerez à discerner des intuitions. Les guides vous parlent à travers elles.

Quels changements se sont opérés en vous depuis cette expérience ?
J’essaie d’être quelqu’un de bien parce que cela me suivra dans l’au-delà. Je travaille afin qu’une partie de mon activité de journaliste soit au service des autres.

SC_LE_TEST_ALLIX

L’idée qu’une transcendance existe m’a été donnée par le contact avec l’être qui a été mon père. Je sais que ma mort sera le couronnement de mon existence. Nous sommes tous immortels, mais nous devons passer par cette étape qu’est la mort. La vie nous impose des épreuves, j’essaie d’apprendre d’elles. Une blessure va-t-elle me détruire ou me construire ? La mort de mon frère a été un drame absolu, mais elle m’a obligé à me poser d’autres questions et, aujourd’hui, je suis apaisé. Dans notre société, nous considérons le plaisir comme la source du bonheur, mais la vie n’est pas que du plaisir, et le bonheur naît de nos confrontations à des choses positives comme à des événements plus difficiles. C’est notre capacité à faire face qui, paradoxalement, donne du sens à notre existence. Ce qui rend la vie des êtres humains si dure, c’est l’absence de sens.
*Stéphane Allix est journaliste. Fondateur de l’Inrees et du magazine « Inexploré », il est l’auteur et l’animateur des « Enquêtes extraordinaires » sur M6. Il vient de publier « Le test. Une enquête inouïe : la preuve de l’après-vie ? » éd. Albin Michel.

Source