Publié dans Santé, Société

Deux compteurs Linky prennent feu dans une résidence à Toulouse

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Il ne se passe un jour que l’on comptabilise un nouvel incident avec les nouveau compteurs Linky : équipement informatique grillé, rideaux électriques défaillants, compteur qui saute 15 fois par jour… Aujourd’hui on va battre un record puisqu’il ne s’agira pas moins d’un feu dont l’origine est le très intelligent compteur pyromane d’Enedis, le Linky !

Pour rappel, la Corneille (re)met à votre disposition la pétition contre cette saleté…

http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2011N6104


Les boîtiers ont explosé pour une raison indéterminée. Une Toulousaine a raconté sa mésaventure à nos confrères de La Dépêche.

Les habitants de cette résidence du quartier de la Cépière à Toulouse n’en reviennent toujours pas. Ce sont leurs voisins qui ont sonné l’alerte, vendredi dernier, en voyant de la fumée s’échapper de l’habitation, relatent nos confrères de La Dépêche du Midi.

Une fois sur place, les pompiers ont rapidement localisé l’origine du feu : deux compteurs situés dans les locaux professionnels du bâtiment. Les boîtiers avaient fondu, explosé. Seules de grandes traces noires subsistaient sur les murs.

Une des habitantes, Christelle, ne comprend pas. Elle s’est confiée à nos confrères de La Dépêche : « Ils sont tout neufs, ils n’auraient pas dû prendre feu, ils ont été installés en décembre 2016. Ces compteurs Linky nous ont été imposés. On n’en voulait pas car on n’avait pas de problèmes avec nos anciens compteurs. On a dépensé de l’argent pour cela et aujourd’hui ces nouveaux compteurs nous mettent en danger à cause d’installations défectueuses ». Les habitants réclament la mise en place d’une alarme incendie.

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Don d’organes: tous concernés, même les jeunes

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Selon la loi, en France chacun est un donneur présumé d’organes et de tissus à moins qu’il n’ait exprimé de son vivant le refus d’être prélevé. L’Agence de la biomédecine souhaite interpeller les jeunes sur ce sujet, moins informés sur cette réglementation.

Depuis le 1er janvier 2017, un nouveau décret concernant le don d’organes et de tissus est appliqué en France. Ce décret ne modifie pas les trois grands principes de la loi de bioéthique qui sont le consentement présumé, la gratuité du don, et l’anonymat entre le donneur et le receveur. En revanche, les modalités de refus sont précisées: le principal moyen de s’opposer au prélèvement de ses organes et tissus après la mort est de s’inscrire sur le registre national des refus.

Une personne peut également faire valoir son refus de prélèvement par écrit et confier ce document daté et signé à un proche ou le communiquer oralement à son entourage. Ce message commence a être connu, mais selon l’Agence de la biomédecine, une partie de la population gagne à être plus sensibilisée: les 16-24 ans. En effet, celle-ci souhaite interpeller les jeunes sur ce sujet via une nouveau film de sensibilisation, « car ils sont tout autant concernés. », explique-t-elle.

Les mineurs peuvent être donneurs d’organes mais la loi précise que « si la personne décédée était un mineur, le prélèvement d’organes et de tissus ne peut avoir lieu qu’à condition que chacun des titulaires de l’autorité parentale ou le tuteur y consente par écrit. » En cas d’impossibilité de consulter l’un des titulaires, le don peut avoir lieu à condition que l’autre titulaire y consente par écrit. C’est aussi l’occasion pour l’Agence de rappeler que l’âge minimum pour s’opposer au don de ses organes est de 13 ans.

Le don de moelle osseuse est aussi concerné

Il n’y a en revanche aucune limite d’âge pour donner ses organes. « Aujourd’hui, le prélèvement est possible à tous les âges. En 2014, 3,3% des donneurs avaient 17 ans ou moins, 27,8% de 18 à 49 ans, 29,1% de 50 à 64 ans et 39,8% plus de 65 ans. », fait savoir le site dédié. En France, il n’existe donc pas de registre des donneurs car la loi considère que tout le monde est présumé donneur d’organes et de tissus, mais uniquement « le registre national des refus ».

En mars dernier, l’Agence de la biomédecine publiait les chiffres de l’activité de greffe d’organes en France en 2016. Les résultats indiquaient que l’objectif d’atteindre 5 700 greffes annuelles du plan greffe 2012-2016 a été dépassé puisque 5 891 greffes ont été effectuées. Mais elle est également chargée du registre français des donneurs de moelle osseuse et dans ce domaine aussi, la mobilisation des jeunes a fait l’objet de campagnes de sensibilisation.

Car à ce jour, les hommes ne représentent que 35% des donneurs inscrits sur ce registre. « Recruter davantage d’hommes de moins de 40 ans pour offrir plus de possibilités de greffe aux patients reste une priorité. », indique-t-elle. La raison tient au fait que, chez les hommes, les cellules de la moelle osseuse sont dépourvues des anticorps développés par les femmes lors de la grossesse. Ces cellules offrent ainsi une meilleure tolérance du greffon chez les patients.

Plus de 200 patients mineurs greffés en 2016

La mobilisation des femmes jeunes est également une nécessite puisque « les médecins privilégient toujours le donneur ayant la compatibilité la plus proche du patient, qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme. », précise-t-elle avant d’ajouter: « elles sont appelées à s’inscrire sur le registre des donneurs ». En 2016, 205 donneurs de moelle osseuse ont été prélevés en France, quand 5891 greffes d’organes ont été réalisées cette même année, dont 242 pour des patients mineurs.

A noter qu’un donneur d’organes sauve trois vies en moyenne et que la greffe de moelle osseuse peut aider à guérir 80% des maladies graves du sang, comme les leucémies. L’Agence de la biomédecine exerce aussi ses missions dans le domaine de la procréation et c’est dans ce cadre qu’elle lance des campagnes d’information et de recrutement en ce qui concerne le don d’ovocytes et de spermatozoïdes. Un domaine où la majorité des donneurs, hommes ou femmes, sont des trentenaires, selon ses estimations.

Alexandra Bresson

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« Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre »

Ils sont près de 40 000 conseillers à suivre, au quotidien, les six millions de chômeurs inscrits au Pôle emploi. Mais ces agents, dont le métier évolue sans cesse au gré des décisions politiques, ne savent plus trop où ils en sont. Sommés de faire du chiffre sans en avoir les moyens, souvent au détriment du respect des droits des usagers, beaucoup s’interrogent sur le sens de leur travail, quand ils ne sont pas purement et simplement en grande souffrance. Bastamag les a rencontrés.

« Hier soir quand j’ai quitté le travail, il y avait 200 mails en attente dans ma boîte, soupire Maya, conseillère au Pôle emploi à Rennes. Je suis censée répondre en 48 heures. Comment faire ? C’est impossible. Les demandeurs d’emploi s’impatientent, évidemment. Et je les comprends ! Plus le temps passe, moins les choses vont bien au Pôle emploi. » Arrivée en 2009, au moment de la fusion Assedics/ANPE qui donne naissance à Pôle emploi, Maya voit le sens de son travail lui échapper peu à peu. Pour elle, la dématérialisation, qui contraint les demandeurs d’emploi à s’inscrire par internet depuis début 2016, résume la politique globale de l’établissement : une mise à distance sans cesse renforcée des usagers, et plus particulièrement des plus vulnérables.

« Comment font les gens qui n’ont pas d’Iphone ou de tablette ? Ou qui ne sont tout simplement pas à l’aise avec les nouvelles technologies ? C’est vite vu, ils ne s’inscrivent pas. » « On taille l’offre sur mesure pour les plus employables, et les autres, on les laisse sur le bord du chemin, voire on les pousse dans le fossé, enfonce Claude [1]. Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre. »

Des usagers pénalisés

Leur point de vue tranche avec l’enthousiasme du service statistiques de Pôle emploi, qui assure dans son bulletin de septembre que « la dématérialisation de l’inscription à Pôle emploi a des effets positifs sur la qualité de la prise en charge des demandeurs ». La dématérialisation serait en fait à l’origine de beaucoup d’erreurs, que les agents passent un temps fou à corriger, alors que le système était censé leur faire gagner en efficacité.

« Les gens ne se rendent pas toujours compte que c’est important de remplir très précisément leurs dossiers pour être correctement indemnisés, se désole Aurélie. Certains sont pénalisés, parce que les informations qu’ils donnent ne permettent pas de leur ouvrir des droits. »

« Le moment de l’inscription est crucial pour ne pas se mettre en situation difficile », explique Ahmed. « Préciser que l’on recherche un emploi à 20 km au lieu de 50, illustre Claude, évite d’avoir à accepter un job qui ne correspond pas à son profil, à 1h30 de voiture en hiver, parce que c’est à 50 km mais qu’il faut passer par des petites routes ! » Cette interaction avec des conseillers à l’écoute, réalistes et soucieux du respect des droits élémentaires, ne peut être remplacée par les ordinateurs. « Quand nous ne serons plus là pour passer derrière les sous-traitants qui saisissent les bulletins de salaire, ce sera pareil, ajoute Sylvie. Plus personne n’interviendra pour réparer leurs erreurs, comme des revenus mal renseignés, des lignes manquantes, des primes inclues au salaire, etc. Ces informations sont très importantes pour que les droits à l’indemnisation soient respectés. »

Consignes incohérentes

À Pôle emploi comme ailleurs, le management impose des règles et des consignes changeantes, sans que les salariés ne comprennent toujours pourquoi. « L’année dernière, se rappelle Dominique, il fallait pousser les gens à faire des formations, même si ce n’était pas leur projet. Et puis tout d’un coup, on arrête tout, même pour celles et ceux qui voulaient continuer. Ça n’a ni queue ni tête ! » « On se retrouve à dire oui à quelqu’un pour un dossier de formation, poursuit Céline. Puis, finalement, c’est non. Ou inversement. C’est très perturbant. On a l’impression d’être nuls. » La nouvelle convention, qui impose de nouveaux modes de calcul des droits à compter de ce 1er novembre, n’augure rien de rassurant… « J’ai eu une journée de formation. Je n’ai rien compris, et je suis incapable de fournir des informations satisfaisantes aux bénéficiaires », se désole Dominique. « L’outil informatique n’est pas opérationnel », dénonce Sylvie. « Il va y avoir des bugs et des ratés. On va s’arracher les cheveux », prévoit Aurélie.

« J’ai mal à mon boulot, souffle Maya. Parce que derrière, il y a du monde. Des gens, des vrais. Quand ils débarquent dans mon bureau pour un trop perçu, à cause d’une erreur de nos services, et qu’ils me disent : « combien de temps m’accordez vous pour rembourser ? », j’ai envie de m’enfuir. Sincèrement, je n’ai pas signé pour faire ça. » Autre exemple : Céline, qui a repris l’année dernière suite à un congé parental, voit régulièrement des conseillers en pleurs aux cours des réunions. « Ils ont l’impression de laisser tomber les demandeurs, de ne plus faire leur travail de soutien. C’est très dur. » [2]

« Une organisation du travail maltraitante »

À cette perte de sens s’ajoute une pression continue de la hiérarchie : « A pôle emploi, le temps de travail réglementaire, c’est 37h30 par semaine, précise Dominique. Mais il arrive que des collègues pointent en fin de journée, mais restent ensuite au bureau pour finir leurs dossiers. » Entrée à Pôle emploi en 2012, Dominique touche 1500 euros nets par mois. Claude, arrivée 10 ans plus tôt, touche 1700 euros nets. « La direction a mis en place des entretiens individuels. Ceux et celles qui haussent un peu le ton face aux consignes se font convoquer, et remonter les bretelles », rapporte Aurélie. « Je vois régulièrement des gens sortir en pleurs de leurs entretiens individuels, s’insurge Dominique. Franchement, mais on est où ? »

« On n’a pas plus le temps d’évoquer la misère de ceux et celles que l’on croise dans nos bureaux, tous les jours, et qui va croissante », regrette Claude, qui dit n’avoir jamais vu autant de gens pleurer. Confrontés à cette détresse, certains agents se « blindent », voire adoptent le discours très en vogue des chômeurs « feignants ». « Quand les gens sont trop atteints, ils se protègent comme ils peuvent » estime Céline, qui parvient à prendre du recul grâce aux échanges qu’elle maintient en dehors du travail avec ses amies et ses collègues. « La vie syndicale nous aide aussi à mettre de la distance, complète Aurélie. On réfléchit. Et on comprend, ensemble, que nous avons affaire à une organisation du travail maltraitante. »

« Radier, c’est le but en fait »

Ces moments d’échanges collectifs les aident à tenir le coup, à s’adapter. « Quand je vois arriver dans mon bureau des salariés de 58 ans cassés par leur travail, et qui viennent juste d’être licenciés, je vois rouge, dit Claude. Quelle honte de licencier ces gens. Que voulez-vous que je leur retrouve comme boulot ? Alors je les laisse tranquilles. » Charlotte laisse la porte ouverte, l’après midi, alors que l’accueil est censé être réservé à ceux qui ont pris rendez-vous. Sylvie force parfois le logiciel, tandis qu’Aurélie valide des dossiers sans attestation d’employeur ou débloque les dossiers d’autres agences, alors qu’elle n’a pas le droit de le faire. « Personne ne peut rester sans revenus, c’est impossible, énonce-t-elle simplement. Notre travail, c’est aussi d’y veiller [3]. »

« Bien sûr, on prend des risques, reprend Aurélie. Comme tout se fait par ordinateur, on peut nous pister. S’ils veulent un jour se débarrasser des agents rebelles, c’est facile. Tout est tracé : sur quel dossier on est intervenus, quand, comment… » Claude, Ahmed, Charlotte et Sylvie estiment que l’outil informatique réduit leur liberté. « Plus ça va, plus nos possibilités de « bidouiller » se réduisent, remarque Claude. On est tenus de faire rentrer les gens dans des cases. Et la nouvelle convention va aggraver cela. » « Ce qui va se passer c’est « soit tu contrôles, soit tu dégages » », estime Aurélie. Ils vont licencier en masse, notre charge de boulot quotidien va augmenter, et les radiations vont augmenter. Ça semble évident. C’est le but en fait : faire diminuer sans cesse le nombre de personnes à indemniser. »

Nolwenn Weiler

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Ce que l’on sait de la situation au Zimbabwe, alors que l’armée dément tout coup d’Etat

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Des officiers ont affirmé à la télévision d’état que le président Mugabe était sain et sauf. Ils ont en revanche déclaré viser des personnes de l’entourage du chef de l’Etat.

Que se passe-til exactement au Zimbabwe ? La confusion règne, mercredi 15 novembre après une nuit agitée qui a vu des militaires s’adresser au pays via la télévision nationale, des explosions étant entendues dans la capitale, Harare, investie également par des blindés.

  • Pourquoi l’armée intervient-elle ?

« Ce n’est pas un coup d’Etat militaire contre le gouvernement », a déclaré un général dans une déclaration lue dans la nuit à la télévision nationale. « Nous assurons à la Nation que son Excellence le président [Robert Mugabe] (…) et sa famille sont sains et saufs et que leur sécurité est garantie », a-t-il ajouté, cette opération visant « des criminels » de l’entourage du chef de l’Etat.

Une source gouvernementale, citée par l’agence Reuters, a affirmé que l’armée avait arrêté le ministre des finances Ignatius Chombo, un membre de premier plan de la «Génération 40 (G40) », une frange plus jeune de membres du parti au pouvoir Zanu-PF, emmenée par la femme du président Grace, qui entend succéder à son mari.

 

Déclaration du général SB Moyo, des forces de défense zimbabwéennes, lors d’une déclaration sur la la télévision d’Etat, le 15 novembre.

Déclaration du général SB Moyo, des forces de défense zimbabwéennes, lors d’une déclaration sur la la télévision d’Etat, le 15 novembre.Crédits : HANDOUT / REUTERS
  • Quelle est la situation à Harare ?

Des soldats zimbabwéens ainsi que des véhicules blindés ont bloqué les routes menant aux principaux bureaux gouvernementaux, au parlement et aux tribunaux dans le centre de Harare, a par ailleurs affirmé mercredi un témoin à l’agence Reuters. L’agence française de presse AFP relate, mercredi matin, que des barrages de blindés ont été installés autour du Parlement à Harare.

« Peu après 2 heures du matin, nous avons entendu environ 30 à 40 coups de feu tirés pendant trois à quatre minutes en provenance de la maison » de M. Mugabe, a déclaré sous couvert de l’anonymat à l’Agence France-Presse (AFP) un résident du quartier de Borrowdale.

Cette fusillade est intervenue au moment où un convoi de blindés était observé en mouvement près de la capitale du pays, nourrissant les rumeurs d’un coup d’Etat militaire en préparation contre le président, qui règne sans partage sur le Zimbabwe depuis son indépendance en 1980.

L’ambassade des Etats-Unis sur place recommandait dans la foulée à ses ressortissants de rester chez eux « à l’abri » en raison des « incertitudes politiques ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/15/zimbabwe-des-rumeurs-de-coup-d-etat-contre-mugabe-s-intensifient_5214892_3212.html#SrhrvXVvuCUEKouV.99

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Solution Bio contre les mauvaises herbes!

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Une solution bio, rapide et efficace pour vous débarrasser des mauvaises herbes!

Idéal pour les herbes qui poussent entre les dalles de béton, ou le long des trottoirs. Cette solution est aussi efficace contre la mousse.

COMMENT FAIRE:

Prendre 1 kg de sel, le dissoudre dans 2 litres d’eau, dès que le sel est presque dissous, ajouter 3 litres de vinaigre blanc. Pour un total de 5 Litres d’anti-herbe.

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Pénurie du beurre: des agriculteurs dénoncent une « intox » des grandes surfaces

Selon ces agriculteurs l'absence de plaquettes de beurre dans certaines grandes surfaces relève d'un "problème de négociations commerciales entre industriels laitiers et distributeurs".

Plusieurs collectifs d’agriculteurs ont mené des actions dans les supermarchés afin de critiquer l’argumentaire des supermarchés pour expliquer la pénurie de beurre.

Depuis jeudi, des éleveurs laitiers mènent des actions dans certaines grandes surfaces afin de clamer que la pénurie de beurre « n’existe pas ». Ils pointent du doigt la responsabilité des distributeurs qui ne paient pas ce produit à son juste prix selon eux.

Selon une porte-parole de la FNPL (producteurs de lait), l’absence de plaquettes de beurre dans certaines grandes surfaces ne relève pas d’une faute ou d’une pénurie de lait chez les producteurs, mais d’un « problème de négociations commerciales entre industriels laitiers et distributeurs ».

Jeudi, dans l’Ille-et-Vilaine et dans la Sarthe, les paysans ont distribué aux clients des supermarchés des tracts « Intox, la pénurie de beurre n’existe pas », dans lesquels est écrit, entre autres choses: « Si ce rayon est vide, c’est que ce magasin ne veut pas payer le beurre à son juste prix! »

Une vingtaine de producteurs laitiers d’Ille-et-Vilaine ont aussi mené une action jeudi au supermarché Cora de Pacé, dans la banlieue de Rennes, dont le rayon beurre était quasiment vide.

« Nous ne voulons pas être les boucs émissaires »

« Les explications affichées, qui pointent notamment une production insuffisante, ne nous plaisent pas. Nous sommes soumis à un contrat et nous le remplissons en fonction de ce que l’on nous donne le droit de faire », a déclaré Frédéric David, président de la section laitière à la FDSEA 35. « Nous ne voulons pas être les boucs émissaires des relations commerciales tendues entre transformateurs et distributeurs », a-t-il ajouté.

Une douzaine de producteurs laitiers ont aussi mené, à l’appel de la FDSEA 72, une action similaire dans un supermarché Carrefour du Mans. Des actions similaires étaient programmées vendredi à Nantes et à Vannes (Morbihan) et d’autres sont programmées samedi en région Centre. Selon la FNPL, les agriculteurs souhaitent « rétablir la vérité avec des affichettes dans les rayons où il y a soi-disant pénurie ».

Déjà, dans une note conjoncturelle de juin dernier, le centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) expliquait que « l’absence de certains produits en rayon est révélatrice de tensions entre certaines enseignes de la grande distribution et leurs fournisseurs ».

« Il va falloir que la grande distribution tienne compte du juste prix »

« Dans un contexte de guerre des prix entre distributeurs, la majorité des centrales d’achats françaises refusent de procéder à des hausses tarifaires nécessaires. Le prix du beurre au consommateur a ainsi augmenté de 6% entre août 2016 et août 2017 en France selon l’Insee, quand dans le même temps il a augmenté de 72% en Allemagne », ajoutait le Cniel dans cette note.

« Il va falloir que la grande distribution tienne compte du juste prix. Chacun doit prendre ses responsabilités », a rappelé d’une manière générale le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, sur Radio-Classique ce vendredi, sans citer le beurre en particulier. « Aujourd’hui nous sommes arrivés au bout d’un cycle où chacun a bien compris que si l’agriculteur ne gagne pas sa vie correctement, il n’y aura plus d’agriculteurs », a-t-il ajouté.

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MS-13: le gang le plus cruel du monde

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La Mara Salvatrucha (nom abrégé: MS-13) est l’un des gangs criminels les plus violents et dangereux du monde.

Même s’il ne tire pas des revenus aussi élevés que d’autres syndicats criminels, la majeure partie du continent américain connaît sa très mauvaise réputation. Car l’objectif principal des membres du gang consiste à inspirer la peur à tous ceux qui croisent leur chemin.

A l’heure actuelle, ce gang existe dans 42 États américains et dans plusieurs pays d’Amérique latine. Selon différentes informations, il compte entre 70.000 et 100.000 membres, dont la principale source de revenus est le trafic de stupéfiants en provenance du Mexique.

Le gang est connu pour sa cruauté: la machette est l’arme favorite (mais loin d’être la seule) des membres du groupe criminel. Certaines victimes se font couper la tête ou les parties génitales avant d’être jetés aux chiens. Les corps de nombreuses victimes présentent les traces de 13 coups de couteaux, signature des criminels de la Mara Salvatrucha pour laisser un message à tous qui oserait barrer la route à l’organisation. Le nombre 13 fait référence à la bande «Los Emes» ou «The Ms» où M — 13e lettre de l’alphabet latin — signifie Mara — «gang». Mara Salvatrucha pourrait être traduit de l’argot comme le «gang des fourmis gardiennes du Salvador».

Hormis les assassinats et le trafic de drogues, le gang pratique le trafic d’êtres humains, la prostitution et le racket. L’un des crimes les plus retentissants commis par les membres du MS-13 fut le viol de deux adolescentes handicapées dans une banlieue de Boston en 2002. L’une d’elles se déplaçait en fauteuil roulant à cause d’une paralysie cérébrale, et son amie était malentendante. Le gang était furieux parce que quelques jours plus tôt, le père de l’une des filles avait eu une altercation avec des membres de la Mara.

En 2010, Rene Mejia, membre de l’organisation, a été condamné à la peine capitale pour l’assassinat d’une femme et de sa fille de 2 ans.

La MS-13 traite très sévèrement les informateurs présents dans ses rangs. «Tu caftes, tu meurs», stipule l’une des règles de la bande. Cette règle ne connaît pas d’exceptions. Brenda Paz, qui avait tenté de mettre un terme à son passé criminel et rapportait des informations au FBI, a été tuée par son propre compagnon alors qu’elle était enceinte de lui.

Le gang se montre cruel en tout. Le rituel d’initiation consiste à se faire tabasser par les autres membres du groupe pendant 13 secondes. Après cela, l’initié doit accomplir sa première mission: se battre, voler ou tuer quelqu’un. La Mara Salvatrucha recrute très tôt: des enfants de 8 ans sont déjà membres du gang.

La MS-13 ne possède pas de leader ou de structure précise: elle est constituée de cellules disparates réunies sous la même «étiquette». La devise des membres du gang peut être traduite de l’espagnol comme «Tue. Viole. Contrôle.».

Les membres de la Mara Salvatrucha ne cherchent pas à cacher leur appartenance au gang — ils sont faciles à reconnaître par leurs tatouages aux couleurs du syndicat. La chemise à carreaux bleus et blancs est également considérée comme un attribut du gang.

Ce sont des réfugiés du Salvador ayant quitté leur pays déchiré par la guerre civile (1979-1992) qui ont formé le gang. De nombreux habitants du pays, notamment ceux qui faisaient partie de la guérilla de gauche, ont dû partir par crainte de subir les persécutions des «escadrons de la mort» anticommunistes.

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Les réfugiés ne pouvaient pas se permettre d’avoir un travail légal et bien rémunéré et d’autres groupes ethniques dominaient déjà le milieu criminel. Mais aucun d’entre eux n’avait ce qu’avaient les hommes à l’origine de Mara Salvatrucha: ces derniers avaient vu la vraie guerre. Ce que les fondateurs de la MS-13 avaient vécu dans leur pays leur permettait de tuer des gens de sang-froid et très cruellement.

Quand le gouvernement américain s’est mis à déporter les membres du gang au Salvador, cela n’a été que bénéfique pour la MS-13: les mafieux déportés se sont mis à chercher de nouvelles recrues, ce qui a permis d’élargir le réseau.

Pour comprendre l’ampleur de l’activité du gang, il suffit de rappeler qu’en juillet dernier Donald Trump a proclamé parmi les objectifs de son administration de «désarmer, d’éliminer et d’éradiquer la MS-13». Dans le même discours le président a appelé la police à ne pas être «trop souple» avec les criminels. «Ils sont les mêmes, voire pires qu’Al-Qaïda», a déclaré Donald Trump.

Hormis les lettres traditionnelles symbolisant Mara Salvatrucha, les membres du gang se font souvent tatouer trois points formant un triangle. Chaque point symbolise l’endroit où pourrait se terminer leur vie: l’hôpital, la prison et le cimetière.

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