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MS-13: le gang le plus cruel du monde

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La Mara Salvatrucha (nom abrégé: MS-13) est l’un des gangs criminels les plus violents et dangereux du monde.

Même s’il ne tire pas des revenus aussi élevés que d’autres syndicats criminels, la majeure partie du continent américain connaît sa très mauvaise réputation. Car l’objectif principal des membres du gang consiste à inspirer la peur à tous ceux qui croisent leur chemin.

A l’heure actuelle, ce gang existe dans 42 États américains et dans plusieurs pays d’Amérique latine. Selon différentes informations, il compte entre 70.000 et 100.000 membres, dont la principale source de revenus est le trafic de stupéfiants en provenance du Mexique.

Le gang est connu pour sa cruauté: la machette est l’arme favorite (mais loin d’être la seule) des membres du groupe criminel. Certaines victimes se font couper la tête ou les parties génitales avant d’être jetés aux chiens. Les corps de nombreuses victimes présentent les traces de 13 coups de couteaux, signature des criminels de la Mara Salvatrucha pour laisser un message à tous qui oserait barrer la route à l’organisation. Le nombre 13 fait référence à la bande «Los Emes» ou «The Ms» où M — 13e lettre de l’alphabet latin — signifie Mara — «gang». Mara Salvatrucha pourrait être traduit de l’argot comme le «gang des fourmis gardiennes du Salvador».

Hormis les assassinats et le trafic de drogues, le gang pratique le trafic d’êtres humains, la prostitution et le racket. L’un des crimes les plus retentissants commis par les membres du MS-13 fut le viol de deux adolescentes handicapées dans une banlieue de Boston en 2002. L’une d’elles se déplaçait en fauteuil roulant à cause d’une paralysie cérébrale, et son amie était malentendante. Le gang était furieux parce que quelques jours plus tôt, le père de l’une des filles avait eu une altercation avec des membres de la Mara.

En 2010, Rene Mejia, membre de l’organisation, a été condamné à la peine capitale pour l’assassinat d’une femme et de sa fille de 2 ans.

La MS-13 traite très sévèrement les informateurs présents dans ses rangs. «Tu caftes, tu meurs», stipule l’une des règles de la bande. Cette règle ne connaît pas d’exceptions. Brenda Paz, qui avait tenté de mettre un terme à son passé criminel et rapportait des informations au FBI, a été tuée par son propre compagnon alors qu’elle était enceinte de lui.

Le gang se montre cruel en tout. Le rituel d’initiation consiste à se faire tabasser par les autres membres du groupe pendant 13 secondes. Après cela, l’initié doit accomplir sa première mission: se battre, voler ou tuer quelqu’un. La Mara Salvatrucha recrute très tôt: des enfants de 8 ans sont déjà membres du gang.

La MS-13 ne possède pas de leader ou de structure précise: elle est constituée de cellules disparates réunies sous la même «étiquette». La devise des membres du gang peut être traduite de l’espagnol comme «Tue. Viole. Contrôle.».

Les membres de la Mara Salvatrucha ne cherchent pas à cacher leur appartenance au gang — ils sont faciles à reconnaître par leurs tatouages aux couleurs du syndicat. La chemise à carreaux bleus et blancs est également considérée comme un attribut du gang.

Ce sont des réfugiés du Salvador ayant quitté leur pays déchiré par la guerre civile (1979-1992) qui ont formé le gang. De nombreux habitants du pays, notamment ceux qui faisaient partie de la guérilla de gauche, ont dû partir par crainte de subir les persécutions des «escadrons de la mort» anticommunistes.

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Les réfugiés ne pouvaient pas se permettre d’avoir un travail légal et bien rémunéré et d’autres groupes ethniques dominaient déjà le milieu criminel. Mais aucun d’entre eux n’avait ce qu’avaient les hommes à l’origine de Mara Salvatrucha: ces derniers avaient vu la vraie guerre. Ce que les fondateurs de la MS-13 avaient vécu dans leur pays leur permettait de tuer des gens de sang-froid et très cruellement.

Quand le gouvernement américain s’est mis à déporter les membres du gang au Salvador, cela n’a été que bénéfique pour la MS-13: les mafieux déportés se sont mis à chercher de nouvelles recrues, ce qui a permis d’élargir le réseau.

Pour comprendre l’ampleur de l’activité du gang, il suffit de rappeler qu’en juillet dernier Donald Trump a proclamé parmi les objectifs de son administration de «désarmer, d’éliminer et d’éradiquer la MS-13». Dans le même discours le président a appelé la police à ne pas être «trop souple» avec les criminels. «Ils sont les mêmes, voire pires qu’Al-Qaïda», a déclaré Donald Trump.

Hormis les lettres traditionnelles symbolisant Mara Salvatrucha, les membres du gang se font souvent tatouer trois points formant un triangle. Chaque point symbolise l’endroit où pourrait se terminer leur vie: l’hôpital, la prison et le cimetière.

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Pourquoi les grandes vacances tombent-elles l’été ?

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Contrairement aux idées reçues, les congés scolaires n’ont pas été fixés en fonction des moissons ou des vendanges. Explications de l’historien de l’éducation Claude Lelièvre.

En apparence, la question semble stupide. «C’est parce qu’il fait beau et chaud, pardi !» peut-on dire. Mais c’est en vérité plus complexe que cela… Pour tâcher de trouver une explication un brin plus rationnelle, il faut remonter au XIXsiècle.

La période de la chasse, point clé

A cette époque, les collèges et les lycées publics et privés étaient réservés aux grands privilégiés : les enfants de la bourgeoisie et de l’aristocratie. A la fin de chaque été, ils rejoignaient les résidences secondaires de leurs familles pour participer, non pas aux moissons ou aux vendanges comme c’est souvent mentionné à tort, mais à la chasse à courre. «C’était une activité noble qui, depuis des siècles, se déroulait toujours du 15 août au 1er octobre pendant toute la première moitié du XIXsiècle, précise l’historien de l’éducation Claude Lelièvre. Un moment de sociabilité, autorisé par le pouvoir central, qui servait notamment à nouer des liens entre les familles

Les petites vacances, elles, n’existaient pas encore, hormis à Pâques, la fête religieuse la plus importante où les élèves du secondaire et du primaire avaient six jours de congé. Concernant l’enseignement du premier degré, les vacances s’organisent sur une tout autre logique. A la fin du XIXsiècle, les instituteurs méritants pouvaient avoir jusqu’à quinze jours de congé, et par conséquent leurs élèves aussi. «Les vacances ont été faites pour ceux qui allaient à l’école. La norme, au XIXsiècle, n’était pas que les enfants d’ouvriers et de paysans soient en classe, mais ailleurs, occupés à aider leurs parents», rappelle-t-il.

Une uniformisation progressive du système scolaire

Petit à petit, le système éducatif français se structure à partir de ces dates et s’institutionnalise. Le primaire va s’aligner progressivement sur le secondaire, «plus prestigieux». A l’établissement de la IIIRépublique (1870-1940), les «grandes vacances» du collège et lycée vont débuter de plus en plus tôt dans l’année et durer plus longtemps. En 1912, on passe d’un mois et demi de vacances à deux mois et demi. S’ajouteront pendant l’entre-deux-guerres les vacances de Noël, et quant à celles à Pâques, elles seront rallongées.

Finalement, la réglementation s’instaure définitivement sous le Front populaire grâce aux revendications politiques et syndicales. «Parce qu’on considère alors qu’il est désormais normal d’avoir des vacances et que tout le monde doit en bénéficier», selon Claude Lelièvre. En 1938, après une expérimentation l’année précédente, les grandes vacances, tous niveaux scolaires confondus, s’étalaient du 15 juillet au 30 septembre, avant que les dates se fixent enfin du 1er juillet jusqu’à tout début septembre. Le temps libre devient alors une conquête sociale…

Source: Aurore Coulaud

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Des aliments à base d’insectes dans les supermarchés suisses

© reuters.

Les premiers produits à base d’insectes destinés à l’alimentation humaine seront disponibles dans les rayons de plusieurs supermarchés dès la semaine prochaine en Suisse, après la révision de la loi sur les denrées alimentaires.

Il s’agit d’un burger aux insectes, fabriqué avec des vers de farine, du riz, des légumes et des épices, ainsi que des boulettes d’insectes, toujours à base de vers de farine.

Ces produits seront disponibles dans les rayons de la chaîne de supermarchés Coop, à partir du 21 août prochain, selon un communiqué publié lundi par Coop.

Selon une porte-parole de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, la Suisse est le premier pays en Europe à avoir autorisé la consommation d’insectes en tant que denrée alimentaire. La loi suisse autorise en effet depuis le 1er mai dernier la consommation humaine de trois espèces d’insectes, soit les grillons, les sauterelles ou criquets migrateurs et les vers de farine.

Ces insectes, à l’origine destinés aux animaux, doivent être issus de la quatrième génération pour être considérés comme comestibles par l’homme, selon la loi suisse. La production locale ne pourra donc être disponible qu’à partir de l’automne prochain.

D’ici là, il reste la solution de l’importation, soumise à des conditions strictes : les insectes doivent provenir d’une entreprise contrôlée par les autorités alimentaires du pays d’exportation et celle-ci doit aussi respecter la législation suisse sur les denrées alimentaires.

Aucune indication n’a été donnée quant aux pays d’origine de ces insectes importés.

Source: Belga

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Offre d’emploi: Parents cherchent nounou pour garder enfants dans maison hantée

© thinkstock.

L’annonce aurait pu passer inaperçue si elle ne comportait pas un détail particulier.

Un couple a publié une petite annonce sur un site britannique afin de trouver la perle rare pour s’occuper de ses deux enfants de 5 et 7 ans. « Nous avons une belle et spacieuse propriété à la frontière de l’Ecosse avec une vue spectaculaire. » Le job est plutôt classique: la nounou devra s’occuper du petit-déjeuner, préparer les enfants pour l’école, les aider une fois rentrés. Il faudra également les mettre au lit. « À certaines occasions, parfois jusqu’à quatre nuits par semaine, nous serons absents et vous serez seule avec les enfants. » La nounou aura donc une chambre dans la maison, une salle de bain et sa petite cuisine privée. Les détails financiers sont plus qu’attractifs: 50.000 dollars par an et 28 jours de congé (en plus des jours fériés).

La personne qui acceptera le travail devra accepter de cohabiter avec des fantômes. La maison est dite « hantée » selon les parents qui y vivent depuis dix ans. « Cinq nounous ont quitté leur job l’année passée, chacune nous parlant d’incidents surnaturels survenus dans la maison. » Bruits étranges, verre brisé, meubles qui bougent et on en passe. « Cela a évidemment été une période de grands bouleversements pour nos enfants », regrette le couple qui dit n’avoir jamais été témoin d’un événement étrange. « Ils sont toujours arrivés quand nous étions absents. » Leurs parents espèrent trouver une nounou « aussi à l’aise que possible » dans leur demeure habitée par des esprits. Pour motiver les candidates, ils rappellent qu’ils paient un salaire plus élevé que la moyenne pour le job.

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Donald Trump annule l’accord avec Cuba

Donald Trump a annulé l’accord passé avec Cuba sous l’administration Obama et en a profité pour dénoncer la « brutalité » du régime castriste. © afp.

Donald Trump s’est engagé vendredi depuis la Floride à redéfinir en profondeur le rapprochement avec Cuba, lancé fin 2014 par son prédécesseur Barack Obama après plus d’un demi-siècle de tensions, dénonçant avec force le régime « brutal » au pouvoir à La Havane.

Promettant, depuis le quartier de Little Havana à Miami, « un meilleur accord pour les Cubains et pour les Etats-Unis », le président américain a annoncé la limitation des transactions avec les entités contrôlées par l’armée cubaine, omniprésentes dans le secteur du tourisme, et une application plus stricte des restrictions sur les voyages vers l’île communiste.

Au-delà des quelques mesures techniques annoncées, son discours marque une rupture symbolique dans un processus de rapprochement qui s’était matérialisé par la visite historique de Barack Obama à La Havane en mars 2016. Défendant l’amélioration des relations entre les deux pays, figées depuis la révolution castriste de 1959, ce dernier avait évoqué l’enterrement du « dernier vestige de la Guerre froide dans les Amériques ».

Si Donald Trump a promis, dans une formule visant d’abord à galvaniser son auditoire, d' »annuler » un accord qu’il juge « déséquilibré », le président républicain n’a pas, loin s’en faut, effacé d’un trait de plume toutes les initiatives de l’administration précédente: le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux anciens pays ennemis n’est aucunement remis en cause.

Les assouplissements de l’administration Obama « n’aident pas les Cubains, elles ne font qu’enrichir le régime », a-t-il martelé, promettant que l’évolution des relations avec Cuba dépendrait désormais des « réels progrès », de « changements concrets » en termes de libertés politiques et de respect des droits de l’homme.

« Maintenant que je suis président, l’Amérique va dénoncer les crimes du régime Castro (…) Nous savons ce qui se passe et nous nous souvenons de ce qui s’est passé », a-t-il ajouté, appelant à la libération de tous les prisonniers politiques détenus sur l’île communiste.

Il est difficile de mesurer a priori l’impact exact de la restriction des déplacements sur le secteur touristique cubain, en plein boom, mais l’annonce devrait marquer un tournant. Près de 300.000 Américains se sont rendus sur l’île au cours des cinq premiers mois de 2017, soit un bond de 145% sur un an. En 2016, Cuba avait accueilli 284.937 visiteurs des Etats-Unis, 74% de plus qu’en 2015.

La chambre de commerce américaine a vivement dénoncé l’initiative, jugeant que les annonces présidentielles « limitaient les possibilités de changements positifs sur l’île » et risquaient « de laisser la place à d’autres pays » qui ne partagent pas les valeurs de l’Amérique.

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Une jeune fille de 90 ans

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Sous l’oeil de Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, Blanche, une dame de 92 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer, tombe amoureuse de son professeur de danse. Un moment de grâce, un documentaire primé dans plusieurs festivals.

« C’est de la magie », résume Blanche à propos du travail du chorégraphe Thierry Thieû Niang. Chaque jour, pendant une semaine, il a animé un atelier de danse auprès des patients du service de gériatrie de l’hôpital Charles-Foix, AP-HP à Ivry, redonnant vie à leurs frêles silhouettes. Filmés par Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, sous le regard bienveillant des infirmières, Adélaïde, Pierrot, Gisèle, Blanche et d’autres se sont transformés. La maladie s’est éloignée peu à peu, et Blanche est tombée amoureuse. Elle a souri et repris confiance, capable à nouveau de marcher sans sa canne. Un véritable coup de foudre qui n’a pas échappé aux autres patientes, un brin jalouses de cette passion naissante. Face à Thierry, Blanche est redevenue la jeune fille qu’elle a été. Elle a ouvert son cœur et même dit « je t’aime » au danseur, troublé par sa déclaration.

Sans détour

Plein de pudeur et d’émotions, ce portrait de groupe montre sans détour, à travers la danse, des corps fatigués, des regards figés : des images parfois douloureuses, adoucies par la rencontre « miraculeuse » du chorégraphe et des patients qu’il accompagne, palpable bouffée d’air frais dans le huis clos médicalisé des malades et des soignants. En contrechamp intime à ces séances collectives, Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian recueillent la parole de Blanche et d’autres vieilles dames seules, car pour la plupart jamais mariées et sans enfant. Tour à tour, elles dévoilent une part de leur histoire. Au rythme des « Moulins de mon cœur » de Michel Legrand ou encore de « La vie en rose » d’Édith Piaf, les souvenirs s’égrènent, teintés de regrets, d’amertume et d’espoir.

Ne manquez pas ce documentaire… http://www.arte.tv/fr/videos/069055-000-A/une-jeune-fille-de-90-ans