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Cette herbe augmente la mémoire de 75%

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Le romarin est une plante aromatique aux fleurs bleu-mauve. Elle a été utilisée dans les cosmétiques et la médecine pour combattre la grippe et les maux de tête mais des recherches récentes ont dévoilé d’autres usages du romarin : il augmenterait les capacités mentales et améliorerait la mémoire de 75%. Renifler le romarin pour améliorer la mémoire L’aromathérapie est l’une des médecines alternatives les plus douces, parfois avec des résultats qui sont appuyés par la recherche scientifique. Le système olfactif a un lien direct avec le cerveau, ils dépendent l’un de l’autre pour former la réalité qu’on perçoit. Pourquoi le romarin fonctionne ? Il y a plusieurs agents biologiquement actifs dans le romarin qui lui donnent son effet thérapeutique. Les antioxydants comme l’acide rosmarinique et l’acide carnocique protègent les cellules vivantes des radiations. Ils ont aussi des effets antimicrobiens. D’autres composantes du romarin comme l’acide caféique, le camphre, le rosmanol et l’acide betulinique ont toutes le potentiel d’interagir positivement avec les cellules vivantes. Mais comment tout cela agit si on ne fait qu’humer la plante ? L’odorat et la mémoire Des études ont démontré les liens entre les sens et la mémoire, surtout l’odorat. On a tous une ou des odeurs que, lorsqu’on les sent, on se trouve transporté dans des souvenirs incroyables. Ces études ont montré qu’au-delà du coté psychologique, il y une interaction chimique qui lie l’odorat aux fonctions cognitives. Elles ont aussi démontré qu’humer du romarin améliore la mémoire de 75%. Les études Une étude effectuée en 2003 sur 144 participants divisés en 3 groupes. Un groupe ne devait rien sentir, le deuxième devait humer de la lavande et le 3ème groupe du romarin. Les personnes exposées au romarin ont eu un booste inattendu dans la qualité et la performance de leur mémoire. Les deux autres groupes ont éprouvé un retard significatif par rapport au premier. Une étude plus récente, effectuée en 2012, a montré que la poudre de romarin sur les personnes de 75 ans et plus jouait un rôle déterminant sur le fonctionnement de la mémoire des participants.

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Le syndrome du restaurant chinois

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Le «syndrome du restaurant chinois» frappe chaque année des milliers de personnes à travers le monde. Les symptômes apparaissent au cours de la digestion d’un porc à la sauce aigre-douce ou d’un canard aux cinq parfums. Ils peuvent même survenir à peine les baguettes posées. Le sujet commence alors à se plaindre de brûlures à la cage thoracique, brûlures qui gagnent vite les épaules. La douleur provoque ensuite une paralysie du cou et des mâchoires, des maux de tête terribles et une forte sensation d’oppression, façon grand hystérique.

Le premier scientifique à avoir étudié cette étrange réaction, le docteur Ho Man Kwok, avait lui-même été victime d’une inoffensive soupe pékinoise. Il assimila immédiatement la crise à une intoxication alimentaire et chercha l’ingrédient culinaire qui pouvait en être à l’origine. Le coupable se révéla être le glutamate de sodium, l’un des dénominateurs communs à tous les mets chinois. Cet exhausteur d’arômes n’a d’ailleurs jamais eu très bonne réputation. Il paraîtrait même qu’il rend un peu fous ceux qui en abusent…

Le trouble-fête étant localisé, il suffisait de le mettre au placard, ce que firent quelques restaurateurs. Sans plus de résultat. Aïe! Quelque temps plus tard, la théorie du docteur Ho Man Kwok fut définitivement écartée par une équipe de chercheurs australiens. Ces nutritionnistes réalisèrent ce qu’on appelle en jargon scientifique une «expérience en double aveugle». Des sujets, allergiques ou non, étaient soumis au même régime alimentaire (cuisine chinoise matin, midi et soir) sans savoir si le glutamate assaisonnait leurs repas. Conclusion: le syndrome est apparu indépendamment de la présence de l’accusé.

Aujourd’hui, le mystère du «syndrome du restaurant chinois» reste entier. On suspecterait maintenant l’histamine, une molécule produite par la fermentation de certains aliments comme le soja, le haricot noir et la pâte de crevette. Bref, les études pataugent encore dans le riz gluant…

ANNE CICCO.

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Deux compteurs Linky prennent feu dans une résidence à Toulouse

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Il ne se passe un jour que l’on comptabilise un nouvel incident avec les nouveau compteurs Linky : équipement informatique grillé, rideaux électriques défaillants, compteur qui saute 15 fois par jour… Aujourd’hui on va battre un record puisqu’il ne s’agira pas moins d’un feu dont l’origine est le très intelligent compteur pyromane d’Enedis, le Linky !

Pour rappel, la Corneille (re)met à votre disposition la pétition contre cette saleté…

http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2011N6104


Les boîtiers ont explosé pour une raison indéterminée. Une Toulousaine a raconté sa mésaventure à nos confrères de La Dépêche.

Les habitants de cette résidence du quartier de la Cépière à Toulouse n’en reviennent toujours pas. Ce sont leurs voisins qui ont sonné l’alerte, vendredi dernier, en voyant de la fumée s’échapper de l’habitation, relatent nos confrères de La Dépêche du Midi.

Une fois sur place, les pompiers ont rapidement localisé l’origine du feu : deux compteurs situés dans les locaux professionnels du bâtiment. Les boîtiers avaient fondu, explosé. Seules de grandes traces noires subsistaient sur les murs.

Une des habitantes, Christelle, ne comprend pas. Elle s’est confiée à nos confrères de La Dépêche : « Ils sont tout neufs, ils n’auraient pas dû prendre feu, ils ont été installés en décembre 2016. Ces compteurs Linky nous ont été imposés. On n’en voulait pas car on n’avait pas de problèmes avec nos anciens compteurs. On a dépensé de l’argent pour cela et aujourd’hui ces nouveaux compteurs nous mettent en danger à cause d’installations défectueuses ». Les habitants réclament la mise en place d’une alarme incendie.

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Don d’organes: tous concernés, même les jeunes

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Selon la loi, en France chacun est un donneur présumé d’organes et de tissus à moins qu’il n’ait exprimé de son vivant le refus d’être prélevé. L’Agence de la biomédecine souhaite interpeller les jeunes sur ce sujet, moins informés sur cette réglementation.

Depuis le 1er janvier 2017, un nouveau décret concernant le don d’organes et de tissus est appliqué en France. Ce décret ne modifie pas les trois grands principes de la loi de bioéthique qui sont le consentement présumé, la gratuité du don, et l’anonymat entre le donneur et le receveur. En revanche, les modalités de refus sont précisées: le principal moyen de s’opposer au prélèvement de ses organes et tissus après la mort est de s’inscrire sur le registre national des refus.

Une personne peut également faire valoir son refus de prélèvement par écrit et confier ce document daté et signé à un proche ou le communiquer oralement à son entourage. Ce message commence a être connu, mais selon l’Agence de la biomédecine, une partie de la population gagne à être plus sensibilisée: les 16-24 ans. En effet, celle-ci souhaite interpeller les jeunes sur ce sujet via une nouveau film de sensibilisation, « car ils sont tout autant concernés. », explique-t-elle.

Les mineurs peuvent être donneurs d’organes mais la loi précise que « si la personne décédée était un mineur, le prélèvement d’organes et de tissus ne peut avoir lieu qu’à condition que chacun des titulaires de l’autorité parentale ou le tuteur y consente par écrit. » En cas d’impossibilité de consulter l’un des titulaires, le don peut avoir lieu à condition que l’autre titulaire y consente par écrit. C’est aussi l’occasion pour l’Agence de rappeler que l’âge minimum pour s’opposer au don de ses organes est de 13 ans.

Le don de moelle osseuse est aussi concerné

Il n’y a en revanche aucune limite d’âge pour donner ses organes. « Aujourd’hui, le prélèvement est possible à tous les âges. En 2014, 3,3% des donneurs avaient 17 ans ou moins, 27,8% de 18 à 49 ans, 29,1% de 50 à 64 ans et 39,8% plus de 65 ans. », fait savoir le site dédié. En France, il n’existe donc pas de registre des donneurs car la loi considère que tout le monde est présumé donneur d’organes et de tissus, mais uniquement « le registre national des refus ».

En mars dernier, l’Agence de la biomédecine publiait les chiffres de l’activité de greffe d’organes en France en 2016. Les résultats indiquaient que l’objectif d’atteindre 5 700 greffes annuelles du plan greffe 2012-2016 a été dépassé puisque 5 891 greffes ont été effectuées. Mais elle est également chargée du registre français des donneurs de moelle osseuse et dans ce domaine aussi, la mobilisation des jeunes a fait l’objet de campagnes de sensibilisation.

Car à ce jour, les hommes ne représentent que 35% des donneurs inscrits sur ce registre. « Recruter davantage d’hommes de moins de 40 ans pour offrir plus de possibilités de greffe aux patients reste une priorité. », indique-t-elle. La raison tient au fait que, chez les hommes, les cellules de la moelle osseuse sont dépourvues des anticorps développés par les femmes lors de la grossesse. Ces cellules offrent ainsi une meilleure tolérance du greffon chez les patients.

Plus de 200 patients mineurs greffés en 2016

La mobilisation des femmes jeunes est également une nécessite puisque « les médecins privilégient toujours le donneur ayant la compatibilité la plus proche du patient, qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme. », précise-t-elle avant d’ajouter: « elles sont appelées à s’inscrire sur le registre des donneurs ». En 2016, 205 donneurs de moelle osseuse ont été prélevés en France, quand 5891 greffes d’organes ont été réalisées cette même année, dont 242 pour des patients mineurs.

A noter qu’un donneur d’organes sauve trois vies en moyenne et que la greffe de moelle osseuse peut aider à guérir 80% des maladies graves du sang, comme les leucémies. L’Agence de la biomédecine exerce aussi ses missions dans le domaine de la procréation et c’est dans ce cadre qu’elle lance des campagnes d’information et de recrutement en ce qui concerne le don d’ovocytes et de spermatozoïdes. Un domaine où la majorité des donneurs, hommes ou femmes, sont des trentenaires, selon ses estimations.

Alexandra Bresson

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L’Imodium, cette « méthadone du pauvre » qui tue les toxicomanes

Un nouveau phénomène inquiétant sévit parmi les toxicomanes aux Etats-Unis. Les accros aux antidouleurs ont en effet jeté leur dévolu sur l’Imodium, cet antidiarrhéique très répandu car en vente libre aux USA et au Canada. Consommé en grande quantité, le médicament fait planer le toxicomane et ce à moindre prix. Cette « mode » est particulièrement inquiétante car ingérés à haute dose, les comprimés d’Imodium sont mortels. On déplore déjà plusieurs cas outre-Atlantique.

L’Imodium, ce médicament « inoffensif » et bien pratique, a rejoint les armoires à pharmacie de presque tous les foyers. Utilisé sur une courte période, il résout les problèmes de diarrhée et fait partie de la liste des médicaments essentiels recensés par l’Organisation mondiale de la santé. Un incontournable donc, mais qui est à éviter en cas d’infection à la salmonelle par exemple, vu que la substance active a tendance à favoriser certaines bactéries et leur séjour dans l’intestin. Mais le plus grand risque de l’Imodium est tout autre: les toxicomanes sont désormais à la recherche de ce médicament dont le composant-clé est la lopéramide.

Opiacé
Pourquoi? Parce que la lopéramide, dont le but initial est de stimuler l’absorption d’eau et d’électrolytes en augmentant également le temps de transit dans l’intestion, est aussi un opioïde, un opiacé psychotrope de synthèse comme la morphine, la codéïne, l’oxycodone, l’héroïne ou le fentanyl, cet analgésique qui a coûté la vie au chanteur Prince l’an dernier.

Si l’Imodium, version courante de la lopéramide, ne fera évidemment pas « planer » l’utilisateur lambda, car il en aura une consommation modérée telle que prescrite par le médecin ou le pharmacien. La dose maximale journalière autorisée est de 16 miligrammes soit huit comprimés pour les cas sévères de diarrhée chronique ou aigue. Elle ne comporte alors quasi aucun danger. Mais les toxicomanes, en quête de leur dose d’opiacés, ingèrent fréquemment jusqu’à 400 voire 500 comprimés par jour. Certains iraient même jusqu’à mixer plusieurs centaines de médicaments dans un blender avec des fruits pour en faire des smoothies… une méthode encore plus dangereuse car elle permet à la drogue d’être assimilée encore plus rapidement par l’organisme.

Coeur
Le risque? Une overdose de lopéramide, qui entraînera un ralentissement voire un arrêt respiratoire – tout comme les autres opioïdes – mais qui en sus causera de graves troubles cardiaques. En cas d’overdose, les médecins peuvent administrer un antidote appelé chlorydrate de naloxone mais celui-ci ne résoudra en rien les problèmes cardiaques survenus lors de l’overdose.

Les patients sujets d’une overdose à la lopéramide présentent des électrocardiogrammes extrêmement anormaux, explique le Dr David Juurlink, chercheur spécialisé dans la sécurité des drogues à l’hôpital Sunnybrook de Toronto au Canada. « Quand quelqu’un a un ECG de ce type, il n’y a aucun remède miracle ».

« Aucun symptôme et puis ils tombent raides morts »
« On la compare à la méthadone du pauvre », résume le médecin. « A haute dose, elle provoque les mêmes effets que la méthadone ou l’oxycodon (un antidouleur très addictif). Le problème est que la dose ‘nécessaire’ pour parvenir à planer est aussi extrêmement dangereuse ». Mortelle, même: « Elle arrête votre coeur ». Le problème est qu’aucun signal d’alarme n’inquiètera le toxicomane: « C’est quelque chose que ces gens font des semaines ou parfois des mois durant, sans arrêt et pour autant sans jamais aucun problème ni symptôme. Et soudain, ils tombent raides morts ».

Preuve en sont les décès par overdose de lopéramide qui s’accumulent aux Etats-Unis. Au Canada également, on dénombre une série d’overdoses aux antidarrhéiques mais sans que le gouvernement ne confirme combien de décès peuvent y être imputés. Mais la problématique est ardue car il est impossible de réguler l’usage d’une substance en vente libre. Le message des médecins est donc clair: ne dépassez jamais la dose recommandée d’Imodium, et ne la considérez surtout pas comme une drogue récréative accessible, bon marché et sans danger.

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Documentaire: Tampon, notre ennemi intime

http://television.telerama.fr/tele/visuels.php/115666012/

Ce soir sur France 5 une vaste enquête, glaçante, sur « cet ennemi si intime qu’on chuchote à peine son nom », la réalisatrice annonce d’emblée son ambition : pallier le manque cruel d’information sur les tampons, évaluer leur degré de dangerosité, et inciter les autorités sanitaires et les fabricants à prendre les mesures nécessaires.

Le lien : http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/tampon-notre-ennemi-intime,115666012.php

 

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Fabrication d’une pommade de feuilles de consoude

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La pommade de consoude pour soigner les bobos :

Dans une famille nous sommes souvent confrontés à de petits bobos (entorses, ecchymoses, douleurs musculaires ….) ou à des problèmes plus gênants comme l’eczéma ou le psoriasis par exemple. Pour régler ces petits problèmes j’utilise régulièrement une pommade réalisée avec des feuilles de consoude  séchées. J’ai maintenant une assez longue expérience de cette fabrication ; ça marche. Faites en l’expérience, vous m’en direz des nouvelles !

Je viens de fabriquer une nouvelle fois de la pommade de feuilles de consoude  avec de la vaseline et je vous présente donc ma méthode.  Comme exposé ci-dessus je vais l’utiliser pour les entorses, eczéma, ecchymose, psoriasis, brulures, douleurs musculaires, muscles froissés  etc…

Ingrédients de la recette pour la pommade de feuilles de consoude:
20g de feuilles de consoude séchées
150g de vaseline

Méthode de fabrication de la pommade de feuilles de consoude

Faire fondre la vaseline dans au bain-marie et ajouter les feuilles séchées.
Chauffer le mélange à feu doux tout en remuant régulièrement avec une cuillère pendant une heure.
Mettre le mélange dans un tamis fin et avec l’aide d’une grande cuillère, appuyer pour extraire le « jus ».
Verser ensuite le mélange dans un bocal propre.  Attention c’est chaud!

Conservation de la pommade de feuille de consoude :

Je conserve la pommade au frigo pendant 3 mois. Il est possible que cette pommade se conserve au congélateur mais je ne l’ai jamais testé. En réalité je fabrique ce type de pommade en général une fois tous les 3 mois. Comme j’utilise des feuilles séchées je me débrouille pour avoir en permanence un petit stock de feuilles séchées, je peux donc fabriquer cette pommade quand bon me semble, même si la consoude n’est pas en végétation (pendant l’hiver)

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Source

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Une petite fille naît avec quatre jambes et deux colonnes vertébrales

L’enfant a été opérée avec succès aux Etats-Unis après avoir été prise en charge par une cinquantaine de médecins.

Dominique a dix mois, et est née en Côte d’Ivoire. Sa particularité ? Une malformation très rare, le « jumeau parasite » : elle est née avec quatre jambes et deux colonnes vertébrales.

Ce phénomène rarissime se produit lorsqu’un jumeau n’arrive pas à se séparer complètement lors du développement. Certaines parties du corps de sa jumelle, qui ne s’est pas développée, s’est ainsi retrouvé collées à son dos lors d’un mélange des deux foetus. Les médecins ne connaissent pas encore la cause de ce phénomène.

 

 

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Quand les pesticides tuent : le combat de Paul François contre Monsanto

Paul François : un français face à Monsanto.

L'agriculteur français Paul François donne une conférence de presse, le 10 septembre 2015 à Paris, à la suite de la décision de la cour d'appel de Lyon.
L’agriculteur français Paul François donne une conférence de presse, le 10 septembre 2015 à Paris, à la suite de la décision de la cour d’appel de Lyon. ©

Depuis plus de 50 ans, nos campagnes sont dopées, shootées à ces produits chimiques.

En Europe, la France est la championne en la matière. En 2014, notre pays a consommé au moins 60 000 tonnes de pesticides, soit 9% de plus que l’année précédente. Une progression constante malgré les alertes et les études qui de plus en plus corrélèrent l’utilisation de ces produits avec l’apparition et l’augmentation de maladies au sein des groupes qui en font l’usage ou vivent à proximités de zones où ses produits sont déversés.

Chaque année dans les campagnes françaises on enterre en silence des exploitants souvent jeunes qui ont le corps meurtri, atteints de parkinson, de leucémies, de myélomes, de troubles neurologiques, de cancers de la vessie… Sont-ils malades des pesticides ? Beaucoup le pensent.

Ils sont de plus en plus nombreux, exploitants comme de simples consommateurs, à avoir décidé de combattre sur le plan judiciaire et médiatique et ainsi briser le mur du silence autour de cette question. L’un de ces combats les plus emblématiques est celui de Paul François, agriculteur de Charente qui depuis de longues années mène une bataille contre Monsanto, coupable selon lui de son intoxication. C’est cette histoire que nous allons vous raconter aujourd’hui, celle de cet homme, du pot de terre contre le pot de fer qui pourtant après de longues années à réussi à faire condamner le géant américain, mais aussi de tous ceux qui n’ont pas eu le temps d’assister à cette première victoire mais qui eux aussi ont du faire face à la maladie.

Paul François préside l’association Phyto-Victimes

La mission de Phyto-Victimes est d’informer, en priorité les professionnels, des dangers sanitaires liés aux pollutions notamment par les pesticides, de leur donner des conseils juridiques et les aider dans leur démarche en reconnaissance en maladie professionnelle.

Source

J’ajoute ici le lien ARTE « notre poison quotidien« 

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Compteurs Linky : risque économique, risques sanitaires, dérive démocratique

ERDF, filiale à 100% d’EDF, devenue « Enedis », réalise actuellement la pose des compteurs électriques Linky, qui se substituent à vos anciens compteurs. Ces compteurs sont en fait des objets communicants, où les données passent par le courant domestique, qui symbolisent l’entrée de la galaxie ERDF/Enedis-EDF sur le marché des données numériques. Leur pose est « obligatoire » selon un certain nombre de brochures diffusées par Enedis aux abonnés, tandis que son Président finissait en février 2017, sous la pression, par avouer que ce n’était pas le cas (voir hyper lien en conclusion). Or, ces compteurs posent un triple problème : économique, sanitaire et démocratique. Explications.

Vers un échec économique

Linky, c’est 5 milliards d’euros, et certainement 7 ou 8. La Cour des Comptes écrit (Rapport annuel 2015, www.comptes.fr, Courdescomptes2015-ouverture-marché-electricite-concurrence.pdf) : …le succès du compteur Linky reste suspendu à des perspectives financières fragiles (la valeur actuelle nette du projet à l’échéance de 2034 ne serait que de 0,2 milliards d’euros pour un investissement de 5 milliards). Même appréciation de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, qui pointe un dérapage vraisemblable des coûts de 2 à 3 milliards d’euros, aux impacts évidents sur la facture individuelle. La France n’a d’ailleurs jamais guère réussi ses grands projets industriels informatiques : échec du Plan calcul, du Minitel, par exemple. Pourquoi ? Difficulté pour un monopole de planifier une vision économique dans un environnement très mouvant, vision trop centralisée des réseaux héritée d’un autre temps, direction planificatrice, où domine l’ingénieur mais capable, par sa capacité de lobbying et les liens haute-administration/sociétés d’origine publique, d’inspirer la réglementation et d’en retarder l’adaptation. Par ailleurs, sur le marché général des données numériques, si le consommateur est déjà à la fibre ou au haut-débit hertzien, quel avantage retirerait-il d’un nouveau lien filaire ? L’industrie du transport des données est entrée dans l’ère des rendements décroissants. Ainsi, le Directeur général de la Fédération française des télécoms pointait dans le rapport annuel 2013 l’érosion des bénéfices de l’industrie des services mobiles donc, au-delà, de l’industrie des données auquel appartient tout objet connecté, donc Linky. Le risque d’échec économique est donc avéré, et ce dans une perspective globale ou EDF est déjà fragilisée et possède 100 % d’ERDF-Enedis.

Des risques sanitaires avérés

L’ANSES (https://www.anses.fr/fr) dans son avis de 2016 sur le compteur Linky ne conclut pas à sa non-dangerosité. C’est pire encore : elle, l’experte, conclut qu’elle ne sait pas. Le rayonnement des compteurs Linky, c’est-à-dire les fréquences qui s’ajouteront aux fréquences du courant domestique, entre dans le domaine des rayonnements électromagnétiques en général, à la différence qu’on ne peut pas éteindre Linky qui rayonnera dans toute la maison à des hyper-fréquences, alors qu’on peut éteindre son téléphone portable ou ne pas travailler sur son ordinateur.

Il faut donc voir comment les normes sanitaires ont été établies, puisque Enedis dit partout que le compteur est « dans la norme ». Il n’est guère facile de comprendre les normes de précaution de l’usage du téléphone mobile, et donc de tout objet connecté, donc de Linky. Pouvons-nous trouver, en ce qui concerne les téléphones portables, et donc les compteurs Linky, une analogie historique ? Dans le domaine de la chimie appliquée à l’alimentation (colorants, pesticides, conservateurs, emballages, etc.), nous connaissons ce que l’on appelle la Dose Journalière Acceptable, ou « DJA », c’est-à-dire la dose… de produits chimiques toxiques que nous pouvons ingérer chaque jour sans pour autant tomber malades, parce qu’il y aurait une quantité à partir de laquelle ils deviendraient des poisons. L’idée générale, c’est que « la dose fait le poison » : sous une limite, on peut consommer les toxiques. Vrai et faux. Marie-Dominique Robin, dans son film Notre poison quotidien, souligne que les perturbateurs endocriniens n’obéissent pas à cette règle de la DJA : ces perturbateurs, présents par exemple dans les plastiques de certains revêtements internes de boîtes de conserves, certains biberons, bouteilles en plastique, etc., agissent aussitôt qu’ils sont présents dans nos organismes en mimant l’effet de certaines hormones… En matière de téléphonie, ce qui pourrait s’apparenter à la Dose Journalière Quotidienne est le « Débit d’Absorption Spécifique , ou « DAS ». Le doute doit être de absolu si l’on sait que les DAS ne sont pas les mêmes aux Etats-Unis et en Europe : si, aux Etats-Unis, le DAS est de 1,6 W/kg sur le premier gramme de tissus humain exposé, il est à 2 W/kg en Europe sur les dix premiers grammes. Or, si l’énergie transmise par le rayonnement atteint 2,5 sur le premier gramme et 0,9 sur le dixième gramme, la moyenne n’est peut-être que de 1 W/g pour la norme européenne, ce qui n’empêchera nullement le premier gramme d’être sur-exposé à un rayonnement. En chiffrant le DAS à 1,6 W/kg sur le premier gramme seulement, les Etats-Unis (et le Canada) sont plus exigeants que l’Union Européenne. Linky est donc un cas emblématique ou un opérateur installe chez vous un objet, dans l’indifférence quant à ses conséquences sanitaires.

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