Publié dans Mythologie

Le mystère des géants de l’île de Pâques

 

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Les « moaï » de l’île de Pâques ne cessent de fasciner. Dos à la mer, tournées vers les terres, ces figures de pierre refusent de livrer leurs derniers secrets.

L’île de Pâques, que ses résidents appellent Rapa Nui, est l’île habitée la plus isolée du monde. Ce petit triangle de collines volcaniques est perdu dans l’océan Pacifique, à mi-distance entre Tahiti et le Chili, le pays dont il dépend. Le fait que ses premiers occupants, des Polynésiens, aient pu le découvrir relève du miracle et reste une énigme qui n’est qu’en partie résolue. La théorie la mieux admise est qu’ils seraient arrivés sur de grandes pirogues depuis les îles Marquises, situées à 2 000 kilomètres plus à l’ouest. Mais la date de l’évènement varie de 400 à 1 200.

Aujourd’hui, les 70 000 visiteurs annuels de Rapa Nui débarquent sur une étroite piste d’atterrissage. La plupart partent en minibus, en 4×4, à cheval, à moto ou à vélo, en quête des mystérieuses têtes de pierre géantes qui ont valu au lieu sa célébrité. Baptisées « moaï » dans la langue des Pascuans, elles sont le legs d’une civilisation qui est née, s’est développée et s’est éteinte en vase clos. Quand le navigateur hollandais Jacob Roggeveen découvrit l’île le jour de Pâques 1722 (d’où son nom), ses quelques milliers d’habitants avaient en effet oublié leur culture originelle. Et un siècle plus tard, il ne subsistait plus aucune statue debout. Relevés ou dégagés de terre à partir des années 1950, les « moaï » représentent des corps complets dotés de têtes disproportionnées.

Les 887 dénombrés à ce jour, dont certains reposent sur des plateformes appelées « ahu », auraient été érigés entre 1000 et 1500 de notre ère. Près de 400 reposent dans la carrière de l’ancien volcan Rano Raraku où gît, inachevé, le plus grand d’entre eux, d’une taille de 21,65 mètres. La majorité des autres sont disséminés le long des côtes, la tête surmontée parfois d’une coiffe de tuf rouge, tournée vers l’intérieur de l’île. On pense que ces statues monumentales figureraient des ancêtres déifiés regardant en direction du territoire de leur clan respectif. Mais ce n’est là qu’une hypothèse…

Source

Conseil de lecture, Les géants et l’Atlantide

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