Publié dans Société

Affaire Bygmalion – Sarkozy : France 2 trouve un compromis (c’est comme ça qu’on dit)

Michel Field

Bygmalion secoue France Télévisions.  Au coeur de la polémique : une enquête sur cette affaire pour laquelle le parquet de Paris a demandé lundi le renvoi de Nicolas Sarkozy en correctionnelle.  Le document devait être diffusé le 29 septembre dans « Envoyé Spécial » sur France 2. Une programmation qui a provoqué les foudres de l’ancien président de la République.

Selon le « Canard Enchaîné », celui-ci a fait pression pour que cette enquête soit diffusée après la primaire des Républicains, prévue en novembre. Il aurait menacé de boycotter la première de « L’Emission politique », le nouveau rendez-vous de David Pujadas et Léa Salamé, dont il doit être l’invité principal. Après la demande de renvoi en correctionnelle de Sarkozy lundi, Michel Field, le patron de l’information du groupe public avait alors envisagé de diffuser une partie de l’enquête dès ce jeudi. « Pour coller à l’actualité », selon France 2. « Pour éviter de trop fâcher Sarkozy et risquer qu’il annule sa présence à l’ « Emission Politique », selon plusieurs sources en interne. Une décision qui avait créé de grosses tensions avec la rédaction et notamment Elise Lucet, la nouvelle présentatrice d’ « Envoyé Spécial ».
Michel Field a finalement renoncé ce mercredi à son idée d’avancer ce sujet de 26 minutes avec des révélations sur l’affaire Bygmalion, qu’il souhaitait programmer après le journal de 20 Heures de ce jeudi. Selon des informations de « Puremedias », confirmées au « Parisien – Aujourd’hui En France », seul un extrait du sujet sera proposé ce jeudi dans le JT de David Pujadas. Il s’agira de la partie la plus forte  : le témoignage de Franck Attal, le patron d’une filiale de Bygmalion, Event & Cie,  personnage clef, mis en examen dans cette affaire.
Ce compromis ne rassure pas pour autant la rédaction de France 2, la diffusion de l’intégralité du reportage étant remis à plus tard. «Au risque d’être périmé», soupire un journaliste. L’affaire pourrait relancer les tensions déjà importantes entre la rédaction de France 2 et son patron Michel Field, qui avait été désavoué par une motion de défiance mi- avril.

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