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Le retour de Louise Attaque va faire mal !

Le retour de Louise Attaque va faire mal !

On les résume souvent au phénomène qu’ils furent, il y a près de 20 ans, avec un premier album vendu à 2,8 millions d’exemplaires (record absolu en France, toutes catégories confondues). Et à ce rock mélancolique porté par la voix éraillée de l’Aveyronnais Gaëtan Roussel et traversé des éclairs de violon d’Arnaud Samuel. Les deux musiciens ont renoué avec le bassiste Robin Feix pour un Louise Attaque nouvelle manière… qui n’a rien oublié de son originalité d’antan. «Ce qu’on vit aujourd’hui, ce n’est pas une reformation, insiste Arnaud Samuel. Louise Attaque n’a jamais splitté. Nous n’avons jamais complètement rompu les ponts. Nous étions en pause, avec la nécessité de voir où on en était». Depuis 2005, année de sortie de leur 3e album, le bien nommé «A plus tard crocodile», les membres du groupe ont multiplié les expériences en solo ou en duo. Jusqu’à se retrouver sur le plateau de l’émission de télévision «Alcaline» le 17 décembre 2013.

«Gaëtan nous a invités à jouer deux morceaux de Louise Attaque avec lui, raconte Arnaud Samuel. Cela a accéléré notre reprise de contact. On a d’abord discuté. Et puis on s’est retrouvés pour faire de la musique. On avait bien envie d’ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire mais il fallait voir dans quelle structure, quelle organisation, avec quel entourage». A l’exception du batteur Alexandre Margraff, la greffe prend à nouveau, selon un processus que décrit Gaëtan Roussel : «Sans nostalgie aucune, on a cherché comme porte d’entrée un retour sur le premier album, la manière dont on l’avait enregistré. J’ai donc vu d’abord Robin. Puis Arnaud nous a rejoints, rebondissant sur nos propositions. On se posait plein de questions mais on sentait qu’on allait dans le bon sens. On avait dégrippé la machine». Machine bigrement efficace quand on écoute ce nouveau disque tant espéré par les fans. Sur les 10 chansons, il en est plusieurs («Chaque jour reste le nôtre», «A l’intérieur», «Avec le temps»…) qui vous trottent très vite dans la tête et ne la quittent plus. L’ouverture de l’album avec «Anomalie» impressionne par sa flamboyance pop. «C’est vrai que cette chanson a un côté épique, reconnaît Gaëtan Roussel. La production prend plus de place, les arrangements sont amples. Elle marque notre esprit volontaire». Mais c’est «L’insouciance» qui devrait, à terme, le plus marquer les auditeurs par sa mélancolie tenace. Quand «l’insouciance me fuit», chante Gaëtan, ce qui guette, c’est «la douleur et l’ennui». «Ce morceau nous tient particulièrement à cœur ; c’est la colonne vertébrale du disque, précise Gaëtan Roussel. La chanson est épurée. Chacun de nous trois est dans le plus simple appareil : violon-basse-voix. On se retrouve : on n’a plus 22 ans mais 43». Le temps a passé. Louise Attaque fait le bilan et repart sur les routes. Avec, plus que jamais l’envie de partager ses doutes et ses bonheurs.

Avec le temps donc…

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