Publié dans Société

De quoi Hanouna est-il le nom ? par Lotfi Hadjiat

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Que n’inflige-t-on pas aux Français avec cette émission « Touche pas à mon poste », animé par Cyril Hanouna. Son émission accablante de vulgarité consiste à se moquer méchamment de ses collègues de la télé, à les salir, à les offenser, à les blesser pour tenter de faire rire mais sans jamais y parvenir. Les Français ont-ils tant à expier pour subir une telle humiliation culturelle ? Même les Algériens ayant vécu la colonisation française ont mal à la France en le regardant, ils se souviennent de ce temps pas si lointain où le regretté Coluche faisait rire aux éclats les Français du cru et les Arabes, en riant des premiers comme des seconds.

Quelle tristesse de voir ce singe obscène tout droit sorti d’un zoo de Tunis piaffer et gesticuler pour obtenir de l’audience, qu’il obtient malheureusement, en se croyant tout permis parce qu’il est juif ; la comparaison évidente avec le talentueux Elie Kakou, le désopilant Popeck, ou l’intarissable Gérard Oury, également juifs, aurait dû démasquer dès le départ cet imposteur à la chemise blanche ouverte, qui admire tant Bernard Henri Lévy… Quelle affliction de voir ce tocard au goût infaillible pour la vulgarité prétendre au titre de nouveaux Molière, de représentant officiel de l’humour français. On pensait avoir touché le fond des chiottes avec Arthur et Michaël Youn, deux autres sommités de la vulgarité. Aux dernières nouvelles, Cyril a présenté sa candidature à la présidence de France Télévision, il a même déposé son dossier auprès du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ! Dire qu’il a besoin d’auteurs pour lui écrire ses vannes pourries. Gageons qu’il se proposera bientôt à la présidence de la république française. Lui qui aime tout le monde. Aimer les gens, voilà le credo bidon de ces rats puant de la télé-poubelle, qui n’aiment que leur carrière de minable et leur pognon infâme.
S’il n’y avait que son manque criant de talent, ses blagues avariées et son rire forcé, un rire atroce de hyène hystérique, mais tout sonne faux chez lui excepté son argent. Cet ambitieux culotté qui se déculotte facilement pour se faire des parts de marché, et qui se plaint de fins de mois difficiles avec 25000 euros de revenu mensuel comme animateur, sans compter ses revenus comme producteur, fait invariablement penser à cet animal horrible qu’on appelle le « diable de Tasmanie ». Voyons ce qu’en dit la revue National Geographic : « Jamais un animal n’aura porté aussi bien son nom. Le diable de Tasmanie est un animal cruel, intrépide, féroce. Il mange tout, les cadavres, les déchets, et va même jusqu’à dormir dans le ventre de ses proies pour ne pas en laisser une miette aux autres prédateurs ».

Cependant, cet arriviste à l’américaine a un grand succès médiatique, tel est le terrible paradoxe. L’inacceptable n’est pas seulement accepté, il est adulé, plébiscité par l’audimat ! Le pire passe désormais pour le meilleur, l’immonde pour l’exquis et la médiocrité agressive pour du génie, telle est l’alchimie abominable de la modernité occidentale. Une alchimie capable de faire passer un crime contre l’humanité pour un bienfait pour l’humanité (bombardements de Dresde) et le racket bancaire pour un service privilégié, une alchimie qui a réussi à s’imposer dans la société à force de manipulation, d’influence, d’argent et de culpabilisation. Hanouna est le nom de la réussite de cette alchimie du mal, dont rien ne semble pouvoir arrêter l’accomplissement. Il est à lui seul un signe de la fin du monde, le visage déformé du mensonge devenu roi. « Tout est accompli », dirait un Galiléen…

Par Lotfi Hadjiat

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