Publié dans Société

Un Texan séropositif purge actuellement une peine de 35 ans de prison pour avoir craché sur un policier

Arme mortelle ». Le qualificatif donné à la salive de Willie Campbell, un SDF de 42 ans, l’aura mené en prison pour 35 ans. Interpellé en 2006 pour s’être drogué dans une rue de Dallas, le toxicomane aurait craché dans l’œil d’un des policiers qui procédait à son arrestation. Le prévenu a toujours démenti. Le policier n’a pas été contaminé par le VIH.

Le Texas n’est pas le seul État des États-Unis à envoyer des personnes séropositives derrière les barreaux pour avoir craché sur quelqu’un. Douze États appliquent la même législation et ont déjà condamné des personnes séropositives pour avoir mordu ou craché sur quelqu’un, même si ce type d’actes mène très rarement à une contamination.

En 2011, l’Etat du Nebraska a adopté une loi qui punit de 1 000 dollars d’amende quiconque crache ou mord un responsable de la sécurité publique. Si l’auteur des faits est séropositif, le même acte est passible de 10 000 dollars d’amende, et de cinq ans de prison.

Selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies, seulement certains fluides corporels peuvent transmettre le virus responsable du Sida. Parmi eux, le sang, le sperme, les sécrétions rectales et vaginales et le lait maternel, qui doivent entrer en contact direct avec une muqueuse, un tissu endommagé ou être introduits dans la circulation sanguine. La salive ne peut pas transmettre le VIH.

Selon le Center for HIV Law and Policy, qui lutte contre la marginalisation des personnes atteintes par le VIH, il n’existe aucune preuve que les lois mises en place par les États américains réduisent la propagation du virus. Peu de cas similaires ont été recensés en France. En Belgique, un homme séropositif qui avait mordu et craché sur un policier a été condamné à huit mois de prison en 2010.

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