Publié dans Economie

Être auto-entrepreneur, cela coûte de plus en plus cher

Plus vraiment la bonne affaire ! Devenir auto-entrepreneur était hier encore un régime très avantageux pour quiconque voulait créer sa petite entreprise. Mais au fil des ans, ce régime est devenu plus coûteux. Explications.

© Shutterstock

Des cotisations sociales de plus en plus lourdes

Quand le régime d’auto-entrepeneur a été créé en 2009, le taux de cotisations sociales était de 12% pour les activités de vente, de 21,30% pour les activités de services et de 18,3% pour les activités libérales.

Or aujourd’hui, malgré une légère baisse en vigueur depuis le 1er janvier 2015, il est de 13,3% pour les activités commerciales, de 22,9% pour les prestations de services et de 22,9% pour les activités libérales. Soit tout de même une hausse entre 1 et 4,6 points !

Au moins trois nouvelles taxes

Parallèlement, de nouvelles charges sont apparues. Comme la cotisation foncière des entreprises (CFE), en 2010, soit un an seulement après le lancement du régime. Certes au fil du temps, elle a été assouplie et les auto-entrepreneurs en sont exonérés la première année de leur activité (mais pas la deuxième !).

Ensuite, ce fut au tour de la contribution à la formation professionnelle (CFP) d’entrer en piste, en 2011. Une taxe calculée en fonction du chiffre d’affaires réalisé (0,1% pour une activité d’achat revente, 0,2% pour une activité de services et 0,3% pour les activités libérales).

Et puis, dernière en date, la taxe pour frais de chambre (TCF) de commerce et d’industrie ou Chambre de métiers. Cette fois, son montant est calculé en fonction du chiffre d’affaires (de 0,007% à 0,83% selon les régions et les activités).

Résultat, le régime d’auto-entrepreneur se rapproche de plus en plus de celui des autres travailleurs indépendants.

Publicités