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La Grèce choisit Lazard, la banque qui veut effacer 100 milliards de dettes

Matthieu Pigasse, dirigeant de la banque Lazard, avait conseillé le gouvernement grec sur l'opération de la dette privée en 2012.

Matthieu Pigasse, dirigeant de la banque Lazard, avait conseillé le gouvernement grec sur l’opération de la dette privée en 2012.

Le patron de la banque franco-américaine déclarait vendredi dans les médias que la restructuration de la dette grecque était non seulement possible mais « absolument nécessaire ».

La Grèce a annoncé avoir choisi la banque Lazard pour la conseiller sur la question très épineuse de sa dette. Depuis l‘élection du parti de gauche radical Syriza au scrutin du 25 janvier, la question de la dette grecque est au cœur des débats économiques de la zone euro. Le nouveau gouvernement grec souhaite effectivement restructurer cette dette qui atteint près de 175% du PIB du pays.

Matthieu Pigasse prône la baisse de la dette dans les médias

La banque Lazard n’a pas été choisie au hasard puisque c’est déjà celle-ci qui avait conseillé Athènes en 2012 lors de l’opération de restructuration de la dette privée grecque. Vendredi 30 janvier, sur BFM Business, Matthieu Pigasse, dirigeant de la banque franco-américaine, déclarait qu’il était non seulement possible mais également nécessaire d’alléger la dette grecque de 100 milliards d’euros.

« Cette restructuration est absolument nécessaire. Elle est non seulement nécessaire mais elle est possible », a estimé Matthieu Pigasse, ajoutant que « la Grèce est devenue le laboratoire de ce que peut être l’Europe demain ».

Un contrat en or pour Lazard

Il a précisé que cette opération aurait un impact « quasi-nul » pour les citoyens français. « Cette dette a déjà été émise donc elle est déjà incorporée dans les ratios dette sur PIB des pays européens. Vous pouvez annuler une partie de la dette grecque, une partie des créances françaises, cela n’impactera en rien la dette française », selon lui.

Dans cette même interview sur BFM Business, Matthieu Pigasse a admis que le contrat de conseil pour la restructuration de la dette privée en 2012 avait rapporté 20 millions d’euros à sa société.

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