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Comment survivre aux fêtes quand on n’aime pas Noël ?

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Vous commencez à grincer des dents à l’approche de la Saint-Nicolas et vous avez des sueurs froides à chaque fois que les Wham sont diffusés au supermarché? Il existe quelques astuces pour passer malgré tout un très agréable mois de décembre.

Partez en voyage
C’est le moment de partir en vacances, à Chypre ou en Floride. Offrez-vous des moments inoubliables avec ceux que vous aimez, ou tout seul, et revenez gonflé de vitamines D avant d’affronter l’hiver.

Profitez de toutes les expos 
Les week-ends ou lors de vos congés, prenez des places pour une des nombreuses expos qui ont lieu en ce moment et qui n’ont aucun rapport avec Noël: La Schtroumpf Expérience ou l’Expérience Lego, Klimt, Yann Arthus Bertrand, Berlin, « Resist » ou encore Van Gogh.

Retrouvez les gens que vous aimez
Rien ne vous oblige à fêter Noël en famille, surtout si les réunions sont compliquées. Proposez plutôt à des amis de passer Noël ensemble et bouleverser un peu les codes en dégustant un plateau de sushi au lieu de la traditionnelle dinde aux marrons.

Contournez cette envie de sur-consommer
Avec les cadeaux, les décorations, les tenues et les chocolats, Noël absorbe toutes vos économies et ça vous énerve. Offrez plutôt à vos proches des bons pour des moments à passer ensemble, des services que vous pourrez leur rendre plus tard comme une soirée baby-sitting ou une visite guidée d’une curiosité de Bruxelles, suivie d’une bière à déguster ensemble. Pour les décorations, vous pouvez aussi les fabriquer vous-même grâce à Pinterest et YouTube.

Prévoyez des jeux à gogos
Pendant les fêtes, il arrive que la famille débarque de loin et que vous soyez coincé avec des gens que vous ne voyez qu’une fois par an, sans trop savoir quoi raconter. Préparez donc une multitude de jeux, que vous aurez trouvés sur internet ou empruntés à la bibliothèque. Ça permettra à tout le monde de passer un bon moment, d’occuper les enfants et de passer le temps.

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« Gilets jaunes » : après l’allocution d’Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon appelle à un « acte 5 de la mobilisation »

C’est sans doute son allocution la plus attendue depuis le début du quinquennat. Alors que la mobilisation des « gilets jaunes » ne semble pas s’essouffler, Emmanuel Macron s’est « adressé à la Nation », lundi 10 décembre, dans une déclaration télévisée diffusée à 20 heures. Un discours seul face à la caméra, enregistré depuis l’Elysée, et qui a duré un peu moins de 13 minutes. Voici les annonces principales que le chef de l’Etat a faites au cours de cette allocution.

 L’augmentation du smic. « Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019″, a annoncé le chef de l’Etat.

Prime non chargée ni fiscalisée en 2018. « Je demanderai à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année, qui n’aura ni impôts, ni charges »a annoncé Emmanuel Macron.

Annulation de la hausse de la CSG pour les retraités qui gagnent moins de 2 000 euros. « L’effort qui a été demandé aux retraités était trop important, et il n’était pas juste », a estimé le chef de l’Etat.

La défiscalisation des heures supplémentaires dès le 1er janvier 2019. « Les heures supplémentaires seront versées, sans impôts ni charges, dès 2019″, a déclaré Emmanuel Macron.

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Que contient (ou non) le pacte de Marrakech sur les migrations ?

Louise Arbour, représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, lundi 10 décembre à Marrakech (Maroc).
Louise Arbour, représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, lundi 10 décembre à Marrakech (Maroc). Mosa’ab Elshamy / AP

Un texte international sur les migrations, approuvé formellement lundi 10 décembre à Marrakech (Maroc), suscite de nombreuses incompréhensions.

Lire  : Manipulations autour du pacte mondial sur l’immigration de l’ONU

Qu’est-ce qui a été approuvé à Marrakech ?

Le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été approuvé lundi lors d’une conférence intergouvernementale organisée par l’Organisation des Nations unies (ONU) à Marrakech (Maroc) en présence de représentants de près de 160 pays.

Ni vote ni signature n’étaient au programme de ce rendez-vous qui se tient jusqu’à mardi. Une simple proclamation orale suivie d’un coup de marteau a servi d’approbation formelle. Le texte, qui a déjà été approuvé en juillet, doit encore être ratifié mercredi 19 décembre lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

Que contient ce pacte sur les migrations ?

Il s’agit d’un document de quarante et une pages, qui fixe vingt-trois objectifs pour « améliorer la coopération en matière de migrations internationales », accompagnés de mécanismes de suivi des mesures à toutes les étapes :

  • mieux connaître les flux au moyen de collectes de données précises ;
  • en amont, lutter contre les « facteurs négatifs et les problèmes structurels » qui poussent les individus à quitter leur pays ;
  • rendre plus accessibles les filières légales de migration, fournir des preuves d’identité à chacun, « veiller à l’invariabilité et à la prévisibilité des procédures migratoires » ;
  • rendre les périples migratoires moins dangereux, « sauver des vies » par une action internationale coordonnée, lutter contre les passeurs et la traite des personnes ;
  • mieux gérer les frontières, limiter le recours à la rétention administrative, renforcer la coopération consulaire ;
  • une fois les migrants arrivés dans un pays, leur assurer des services de base, les moyens de s’intégrer, reconnaître leurs qualifications et éliminer toutes les discriminations ;
  • permettre aux migrants de contribuer au développement de leur pays d’origine, simplifier les envois de fonds, faciliter leur retour en assurant la portabilité de leurs droits.

Mais, dès le préambule, le pacte précise qu’il établit « un cadre de coopération juridiquement non contraignant, qui repose sur les engagements convenus par les Etats membres » et qu’il « respecte la souveraineté des Etats et les obligations que leur fait le droit international ». Concrètement, cela signifie que chaque pays, même s’il signe ce texte, pourra continuer de facto à mener une politique qui y est contraire sans encourir aucune sanction.

Qu’est-ce qu’il ne contient pas ?

Le sujet des migrations internationales est brûlant, et provoque de nombreuses controverses dans les sociétés occidentales. Raison pour laquelle l’existence de ce pacte a suscité énormément de désinformation et de manipulations politiques. Les leaders populistes comme les nombreux groupes de « gilets jaunes » ont multiplié ces derniers jours les diatribes contre ce texte, qui ferait venir des centaines de milliers, voire des « dizaines de millions », de migrants.

Lire : « Vendre la France à l’ONU » : de Trump aux « gilets jaunes », itinéraire mondial d’une intox

Il serait interminable de lister toutes les intox, mais il est régulièrement reproché à ce texte :

  • « d’être un préalable à un afflux massif de réfugiés » : à aucun moment le texte n’oblige un pays à ouvrir ses frontières ou ne formule de quotas de migrations obligatoires. Il ne vise pas non plus à créer un « appel d’air » mondial, ou un droit opposable à l’immigration, comme le déplore Eric Ciotti dans Le Figaro, mais plutôt à prendre en compte la réalité actuelle pour mieux l’accompagner ;
  • « de mettre en place une censure de la presse » : le député Les Républicains des Alpes-Maritimes craint aussi une « censure de la presse » sur les questions migratoires. En réalité, le pacte invite à « promouvoir une information indépendante, objective et de qualité, y compris sur Internet » (objectif flou mais louable), et à « cesser de subventionner les médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse » ;
  • « d’organiser le remplacement des travailleurs » : pour certains responsables d’extrême droite, comme le député européen Bernard Monot, le pacte recommande le « remplacement des Européens par des migrants » et favorise l’arrivée de travailleurs immigrés « payés un euro l’heure ». Le texte dit justement l’inverse, puisqu’il appelle à faciliter l’accès des migrants à un travail décent et à l’économie formelle ;
  • « brader la souveraineté française » : plusieurs sites et publications s’alarment sur le risque de « vendre la France à l’ONU ». Ils opèrent un amalgame entre deux actualités : le pacte des migrations, sous l’égide de l’ONU, et une suggestion, formulée par le vice-chancelier allemand fin novembre, consistant à transférer à l’Union européenne le droit de veto français au Conseil de sécurité. Mais cette dernière idée n’a rien d’officiel et ne risque pas de voir le jour. Et, à aucun moment, la souveraineté des pays n’est remise en question par le pacte des migrations.

A quoi sert un texte non contraignant ?

Il s’agit d’un instrument de soft law, que l’on peut traduire par « droit souple » ou « droit mou » : un texte qui ne s’accompagne pas de contraintes, mais qui a une valeur symbolique, en fixant des recommandations pour changer les comportements.

L’accord de Paris sur le climat a lui aussi une forme non contraignante de « soft law »

Ce n’est pas nouveau : le principe, qui date des années 1930, est très utilisé dans le droit international, lorsqu’il est compliqué d’obtenir un accord entre des pays aux objectifs divers et qui ne veulent pas céder une partie de leur souveraineté. Il sert alors de « substitut au droit dur », comme l’explique un rapport du Conseil d’Etat de 2013. L’accord de Paris sur le climat, signé en 2015, a lui aussi une forme non contraignante de soft law dans la mesure où aucune sanction n’y est associée.

Le pacte sur les migrations devrait-il être soumis au vote du Parlement ou à un référendum ? Rien ne l’oblige, comme l’explique le constitutionnaliste Didier Maus, interrogé par CheckNews, le service de vérification d’informations de Libération : il ne s’agit pas d’un traité de paix ou de commerce, il n’engage pas les finances de l’Etat, ne modifie pas la loi ni les contours du territoire national. Inversement, rien n’empêche le gouvernement de présenter ce texte devant l’Assemblée nationale, voire de le soumettre au vote.

Finalement, qui a adopté ce pacte ?

Première précision : le 19 décembre, ce n’est pas à Marrakech que le pacte sera signé, mais à New York. Pour la France, ce n’est pas non plus Emmanuel Macron qui s’est déplacé au Maroc le 10 décembre, mais le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

Approuvé en juillet 2018 à New York par l’ensemble des membres de l’ONU, à l’exception des Etats-Unis

Au total, selon l’Agence France-Presse (AFP), 159 pays sur 193 étaient représentés pour l’adoption de ce pacte, qui avait été approuvé en juillet 2018 à New York par l’ensemble des membres de l’ONU, à l’exception notable des Etats-Unis. Donald Trump s’était en effet retiré dès décembre 2017 de l’élaboration de ce texte, contraire à sa politique d’immigration et à sa volonté de s’éloigner de toute gouvernance mondiale.

Plus récemment, au moins neuf pays se sont retirés du processus : Autriche, Australie, Chili, République tchèque, République dominicaine, Hongrie, Lettonie, Pologne et Slovaquie.

Selon Louise Arbour, représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, plusieurs autres pays ont demandé à organiser des consultations internes : Bulgarie, Estonie, Israël, Italie, Slovénie et Suisse. En Belgique, la décision du premier ministre, Charles Michel, de se rendre à Marrakech a suscité une crise politique et brisé la coalition avec les nationalistes flamands de la N-VA.

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Cette herbe augmente la mémoire de 75%

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Le romarin est une plante aromatique aux fleurs bleu-mauve. Elle a été utilisée dans les cosmétiques et la médecine pour combattre la grippe et les maux de tête mais des recherches récentes ont dévoilé d’autres usages du romarin : il augmenterait les capacités mentales et améliorerait la mémoire de 75%. Renifler le romarin pour améliorer la mémoire L’aromathérapie est l’une des médecines alternatives les plus douces, parfois avec des résultats qui sont appuyés par la recherche scientifique. Le système olfactif a un lien direct avec le cerveau, ils dépendent l’un de l’autre pour former la réalité qu’on perçoit. Pourquoi le romarin fonctionne ? Il y a plusieurs agents biologiquement actifs dans le romarin qui lui donnent son effet thérapeutique. Les antioxydants comme l’acide rosmarinique et l’acide carnocique protègent les cellules vivantes des radiations. Ils ont aussi des effets antimicrobiens. D’autres composantes du romarin comme l’acide caféique, le camphre, le rosmanol et l’acide betulinique ont toutes le potentiel d’interagir positivement avec les cellules vivantes. Mais comment tout cela agit si on ne fait qu’humer la plante ? L’odorat et la mémoire Des études ont démontré les liens entre les sens et la mémoire, surtout l’odorat. On a tous une ou des odeurs que, lorsqu’on les sent, on se trouve transporté dans des souvenirs incroyables. Ces études ont montré qu’au-delà du coté psychologique, il y une interaction chimique qui lie l’odorat aux fonctions cognitives. Elles ont aussi démontré qu’humer du romarin améliore la mémoire de 75%. Les études Une étude effectuée en 2003 sur 144 participants divisés en 3 groupes. Un groupe ne devait rien sentir, le deuxième devait humer de la lavande et le 3ème groupe du romarin. Les personnes exposées au romarin ont eu un booste inattendu dans la qualité et la performance de leur mémoire. Les deux autres groupes ont éprouvé un retard significatif par rapport au premier. Une étude plus récente, effectuée en 2012, a montré que la poudre de romarin sur les personnes de 75 ans et plus jouait un rôle déterminant sur le fonctionnement de la mémoire des participants.

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Gilets jaunes: 343 interpellations à Paris

Quelque 343 personnes ont été interpellées samedi matin à Paris, en marge de la mobilisation à haut risque des gilets jaunes, a indiqué la préfecture de police.


Les autorités qui craignent de voir se reproduire dans Paris les scènes d’émeute urbaine ont renforcé les contrôles dans les gares et pratiquent la fouille systématique aux abords des lieux de manifestation.

90.000 policiers
Mobilisation de près de 90.000 policiers et gendarmes, recours à des véhicules blindés pour démanteler les barricades, plus grande réactivité annoncée des forces de l’ordre: après deux samedis où la violence est allée crescendo, Paris et la France sont en alerte rouge.

Un dispositif « sans précédent », a commenté le directeur général de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey. Car selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner « tout laisse à penser que des éléments radicaux vont tenter de se mobiliser ».

Pour ce samedi, plusieurs ambassades étrangères ont recommandé à leurs ressortissants d’être prudents en se déplaçant dans la capitale ou de reporter leur voyage.

Appels au calme
Le gouvernement français a multiplié les appels au calme, constatant que l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants n’a pas suffi à apaiser la colère.

68% des Français soutiennent la mobilisation des « gilets jaunes », selon un sondage OpinionWay pour LCI publié vendredi, un chiffre stable par rapport à l’enquête de la semaine dernière.

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Les « gilets jaunes » perturbent la Wallonie: à quoi faut-il s’attendre ?

En Belgique ce vendredi, en France demain. Le mouvement de protestation des « gilets jaunes », né sur les réseaux sociaux, s’apprête à perturber les routes et « points stratégiques » dans les deux pays pour protester contre la hausse des prix du carburant.

llustration des gilets jaune a l avant des voitures

En Belgique, les actions ont déjà commencé un peu partout depuis 6h ce matin. Décrits comme des « mouvements citoyens pacifistes » par les perturbateurs, ces derniers souhaitent se faire entendre… en douceur. Outre la hausse des prix du carburant, ils profitent aussi de l’occasion pour dénoncer la politique d’austérité du gouvernement, les taxes, etc.

Difficile d’estimer l’étendue des perturbations. Elles seront en tout cas bien présentes en Wallonie, où l’appel à la mobilisation sur les réseaux sociaux semble avoir été bien suivi. « Amenez vos palettes, vos blocs, pour barrer les routes », lit-on notamment sur les différents groupes qui se sont constitués sur Facebook. L’un d’eux a attiré près de 11.000 participants, à voir si certains ne limiteront pas leurs actions à un simple « like ».

Il est par exemple prévu de bloquer l’accès à certains dépôts de carburants, notamment à Feluy sur l’autoroute E19. Selon L’Echo, certains transporteurs ont déjà reçu l’ordre de ne plus s’y rendre pour le moment. Le site Gilops à Wandre est aussi bloqué. Et ce sera très loin d’être les seules perturbations prévues ce vendredi (voir ci-dessous).

Par ailleurs, même si l’essentiel du mouvement de grogne est prévu aujourd’hui, des actions pourraient se poursuivre samedi à plusieurs endroits comme à Tournai.

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Vont-ils paralyser la France ?

En France, les « gilets jaunes » appellent samedi à bloquer routes et points stratégiques à travers le pays lors d’une « mobilisation générale » citoyenne contre la hausse des prix des carburants, qui inquiète le gouvernement.

Pris de vitesse par ce mouvement de défiance qui a essaimé en quelques semaines sur les réseaux sociaux, hors de tout cadre syndical ou politique, l’exécutif a tenté par tout moyens de le désamorcer.

« Que nos concitoyens, qui considèrent qu’aujourd’hui ils ne sont pas entendus, pas considérés, s’expriment et le disent: il faut le respecter, il faut l’entendre », a affirmé mercredi le président Emmanuel Macron, tout en disant « sa méfiance » face aux récupérations politiques.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé des mesures « d’accompagnement » pour atténuer la hausse des prix de l’énergie, tandis que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a, lui, joué la fermeté en assurant qu’aucun « blocage total » ne sera toléré.

Sans effet pour le moment: plus de 700 actions visant à perturber ou bloquer les accès aux villes, les rocades et grands axes routiers (péages d’autoroutes, tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus…), aéroports (Marseille, Bordeaux, Toulouse, Beauvais…) ou dépôts et raffineries de carburants (Donges, Fos-sur-Mer, Feyzin…) étaient répertoriées jeudi.

Elles pourront prendre la forme de blocages, de barrages filtrants ou d’opérations escargot, comme sur le périphérique parisien où un cortège se déploiera avant de rejoindre l’Elysée.

« On ne pense pas aux gens qui sont en périphérie, en province, en zone rurale (…). On leur dit de se déplacer autrement mais la réalité, c’est pas ça. Ils n’ont pas d’autre choix que de payer », explique Priscillia Ludosky, à l’origine d’une pétition pour une baisse des prix à la pompe qui avait recueilli jeudi plus de 850.000 signatures.

Au fil du temps, l’opposition à la hausse des prix du carburant, première des revendications, s’est élargie à une contestation plus large de la politique du gouvernement et notamment des taxes qui grèvent le pouvoir d’achat.

« Il va falloir aller se battre le 17 novembre pour que nous, citoyens, on ait notre mot à dire dans l’avenir sur ce qui va se passer en France: les taxes, les lois, la gestion du gouvernement », affirmait cette semaine sur Facebook Eric Drouet, chauffeur routier à l’origine de la mobilisation.

L’appel à un « blocage national contre la hausse du carburant » qu’il a lancé en octobre sur Facebook a été décliné en autant de groupes locaux, et les gilets jaunes fluo de sécurité routière ont fleuri sous les pare-brises en signe de ralliement à ce mouvement protéiforme.

L’ampleur soudaine prise par cette fronde, qui rappelle les « bonnets rouges » contre l’ecotaxe en 2013, a déconcerté. « Même si (ce mouvement) est irrationnel, c’est réel », a reconnu mardi Christophe Castaner.

Les « likes » de Facebook se traduiront-ils en milliers de participants sur les routes samedi ?

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Depuis le 15 novembre, l’État français vit à crédit

Selon l’Institut Molinari, l’État commence à s’endetter beaucoup plus tôt que la moyenne des autres membres de l’UE pour payer ses factures.

euro

Le 15 novembre. C’est le jour à partir duquel l’État français ne couvre plus ses dépenses par ses recettes, selon une étude de l’Institut économique Molinari que Le Point a pu consulter en exclusivité. Autrement dit, en 2017, l’État a vécu à crédit 47 jours par an pour honorer ses engagements, selon les calculs de ce think tank libéral. Ce qui classe l’État français parmi les cancres de l’Union européenne en matière de déficit. Parmi les 28 membres qui la composent, seuls les États polonais et roumain ont épuisé toutes leurs recettes avant l’Hexagone, respectivement le 10 et le 13 novembre. En moyenne, les États de l’Union ont tenu jusqu’au 13 décembre, soit jusqu’à 18 jours avant la fin de l’année. C’est 7 jours de moins que l’année dernière. Certains ont même enregistré des excédents. Parmi eux figurent l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède. Près de 10 ans après le déclenchement de la crise financière, les États de l’Union européenne sont ainsi parvenus à effacer les effets de la crise financière sur leur déficit qui ont été divisés par quatre en huit ans.

Lorsque l’on regarde l’ensemble des administrations publiques, c’est-à-dire les collectivités locales et les administrations de Sécurité sociale (retraites, maladie, accident du travail, famille), on constate que la France a vécu à crédit pendant beaucoup moins longtemps, soit 17 jours. Ce qui ne la classe pas moins parmi les mauvais élèves, au 24e rang sur 28. La Sécurité sociale est revenue à l’excédent l’année dernière et les collectivités locales étaient à l’équilibre. Le déficit persistant de l’État lui-même s’explique toutefois en partie par la volonté de François Hollande de réduire le coût du travail via des baisses de cotisations sociales employeurs censées alimenter les caisses de sécurité sociale. Des baisses qu’il finance en les compensant avec d’autres recettes affectées à la Sécurité sociale.

La position de la France se dégrade

Mais ce qui frappe le plus, c’est la dégradation progressive de la situation France dans le temps par rapport à ses voisins. En 20 ans, elle est passée de la 14e place à la 24e sur 28, avec une accélération de sa chute ces dernières années. Ce qui signifie que la France réduit beaucoup moins vite ses déficits que ses voisins.

« La persistance de déficits publics et la dégradation de la position française par rapport au reste de l’UE sont avant tout liées à la hausse des dépenses publiques et l’incapacité à les résorber en période de reprise économique. Les dépenses publiques sont passées de 45,2 % du PIB en 1978 à 56,5 % en 2017. Cela représente une hausse de 11,3 points. Cette augmentation a été concentrée sur trois périodes de crise : 1978-1985 (+ 7,1 points), 1989-1993 (+ 5,7 points), 2007-2009 (+ 4,6 points) », détaillent les auteurs de l’étude.

Alors que la France était parvenue à réduire ses dépenses publiques après les deux premiers épisodes de crises cités, elle s’est révélée incapable de le faire après la crise financière de 2008, contrairement au reste de l’UE. Elles « n’ont quasiment pas reflué entre 2009 et 2017 (- 0,7 %), alors qu’elles baissaient de façon significative dans l’UE (- 4,2 %), remarquent les auteurs de l’étude. La France a écourté prématurément la traditionnelle phase post-crise de réduction du poids des dépenses publiques ». Leur augmentation, d’abord nécessaire pour éviter une récession trop profonde, est devenue permanente. Elle a été financée à la fois par un creusement plus long du déficit et par une forte hausse des prélèvements obligatoires. « Cet épisode est à l’origine du sentiment de ras-le-bol fiscal, largement répandu dans la population française depuis », considère l’Institut Molinari.

Le patrimoine économique des administrations décline

Faut-il s’en inquiéter ? Oui, dans la mesure où le déficit ne se résorbe pas, ou très lentement, en période de reprise. On est aussi loin de la situation ou l’État s’endetterait, à bon droit, pour financer des investissements publics susceptibles d’accroître la croissance future, comme l’appellent de leurs vœux beaucoup d’économistes qui s’inscrivent dans une logique keynésienne. Pour preuve, le patrimoine économique des administrations publiques françaises décline. Il a été divisé par sept par rapport au PIB depuis 2007, selon Molinari. Les administrations publiques s’endettent en réalité pour financer leurs dépenses courantes…

La persistance de déficits élevés, couplés à un niveau de dépense publique très important, ne génère d’ailleurs pas de surcroît de croissance en France par rapport au reste de l’Union européenne. Depuis 10 ans, le PIB par habitant a progressé de 28 % en Allemagne et de seulement 13 % en France. Ces deux éléments ne sont pas non plus associés à davantage de bien-être, mesuré par l’indice « Better Life » de l’OCDE, qu’ailleurs, souligne Molinari. Ce qui signifie que la dépense publique française, bien qu’élevée, n’est pas très efficace. Et pourrait être largement optimisée.

 

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