à la Une
Publié dans Economie

Ils détruisent sciemment votre retraite, vos assurances vie, votre épargne et votre protection sociale (B. Bertez)

« Tous les systèmes de prévoyance, toutes les prévoyances en général, sont affectés par la politique suicidaire qui est menée par les gouvernements et les Banques Centrales. Cette politique se définit abstraitement, théoriquement, comme une politique qui vise à détruire la pénalité que l’on inflige au futur par le biais des taux d’intérêt, ou, présentée à l’inverse, c’est une politique qui oblige à donner la préférence au présent au détriment de l’avenir.

Expliquons-nous. Quand vous avez de l’argent, vous avez le choix entre le dépenser tout de suite et attendre. Si vous attendez et mettez cet argent dans le pool national de l’épargne, cet argent peut servir à financer des investissements qui vont accroître la prospérité future, donc à accroitre les richesses disponibles. Comme vous avez sacrifié votre plaisir, votre consommation immédiate, vous être dédommagé par une partie de ce surcroît de richesses futures. Vous touchez une rémunération qui peut s’appeler un intérêt ou un dividende, selon que vous avez prêté votre argent ou que vous avez acheté des actions. Plus votre rémunération future est forte et plus vous allez être tenté de différer votre consommation immédiate, l’attrait de l’épargne augmente quand sa rémunération augmente. A l’inverse, si on vous met les taux d’intérêt à zéro, vous n’avez aucun intérêt à différer votre consommation, vous êtes découragé à épargner. Les taux zéro augmentent la préférence pour le présent en détruisant l’attrait d’une rémunération future.

Les taux zéro détruisent le fond d’épargne d’un pays. On démontre qu’ils détruisent aussi l’investissement productif  et favorisent une utilisation gaspilleuse des capitaux. Nous y reviendrons un jour.

Votre retraite, vos assurances-vie, votre prévoyance en général, constituent une épargne, que l’on vous prélève et qui, à ce titre, réduit votre consommation immédiate. En contrepartie de ce prélèvement, votre institution de prévoyance place les fonds correspondants et en attend une rémunération qui correspond au dédommagement que vous avez subi en différant votre consommation. Si les taux d’intérêt sont à zéro, les dédommagements sont nuls. Vous épargnez en fait à perte, car il ne faut pas oublier que les caisses, quelles qu’elles soient, ont de gros frais, de très gros frais de fonctionnement. Donc, la masse qui leur est confiée est amputée à la fois :

  • de la dérive des prix, et il y a toujours dérive des prix, même si les indices disent le contraire.
  • à la fois des frais de gestion de vos caisses et en plus.
  • car, c’est souvent le cas, des erreurs de gestion de ces caisses.

La masse que vous leur confiez se réduit comme peau de chagrin ! Les retraites et mensualités que l’on vous verse quand vous y avez droit sont calculées en tenant compte d’une rentabilité des placements de la Caisse. On fait les calculs mathématiques comme si la masse rapportait quelque chose, souvent on impute des taux, on espère des taux de 3 à 5%. Mais si, en réalité, il n’y a pas de rendement réel, alors la caisse distribue de l’argent fictif. Elle s’appauvrit et mange son fond de réserve.  Et alors on vous dit : c’est la pyramide des âges, vous vivez trop vieux. C’est ce qui se passe dans la plupart des pays. Alors on fait cotiser plus, on baisse les retraites en vous faisant croire que c’est de votre faute.

En fait, par les taux zéro, les Banques Centrales et l’Etat confisquent une partie de votre prévoyance. Au profit de qui ? Pas de l’économie réelle, pas de l’emploi, car il n’y a pas d’investissements, non, au profit des usuriers, c’est à dire des créanciers qui ont prêté des capitaux aux gouvernements et des gros emprunteurs, les Très Grandes Banques, les très Grosses Entreprises qui se financent avec votre argent gratuit sans vous dédommager. Et dont les dirigeants se versent des salaires par millions ou dizaines de millions.

Lisez le texte ci-dessous, il explique la même chose que nous, mais en anglais et sur la base d’un exemple allemand.  Nous le disons tout de suite, c’est pire ailleurs ».

Lire la fin de l’article sur Le blog à Lupus

Publié dans Politique

Comment les meetings de Macron sont des mises en scène pour manipuler

Une vidéo qui montre les techniques d’animation et de présentation des meetings d’Emmanuel Macron :
« Macron utilise des techniques qui devraient presque être interdites car elles relèvent, au-delà de la mise en scène, d’une immense organisation de manipulation des masses destinée à faire croire au succès de cet homme et des idées qu’il porte. Idées qui, je le rappelle, sont très difficiles à cerner vu qu’il n’a toujours pas de programme ! Alors pour le moment, on fait des immenses spectacles, édifiants. Ces spectacles sont relayés de façon dithyrambique par des médias, propriétés généralement de soutiens officiels au candidat Macron qui est monté de toutes pièces. Au cric. Macron est un pur produit marketing à l’ascension fulgurante et donc forcément suspecte. […] Manipuler les cœurs. Manipuler les hommes et les femmes. Manipuler les âmes, cela porte un nom. C’est la définition même du totalitarisme. Ce nom doit être posé. Macron est un totalitaire. Sous ses airs doucereux et cucul-gnangnan, si parisiens, si bobos, si dégoulinants de « modernitude » et de politiquement correct, Macron est un totalitaire envoyé sur scène pour incarner les intérêts des mondialistes, des europathes, et donc… du totalitarisme marchand. »

macron
Publié dans Médecine

De Niro promet 100 000 dollars à qui prouvera que les vaccins sont sans danger

Résultat de recherche d'images pour

C’est un sujet épineux ou se mêlent, mensonges des laboratoires pharmaceutiques d’un côté et théories plus ou moins farfelues de l’autre. Pourtant il existe bien une controverse scientifique sur les liens de causalités entre la vaccination et l’autisme. La star hollywoodienne, convaincue que l’autisme de son fils est imputable à un vaccin, est sous le feu des critiques depuis qu’elle s’est personnellement impliquée dans une campagne anti-vaccination. Mercredi, Robert De Niro a tenu une conférence de presse aux côtés de l’avocat et militant anti-vaccination Robert F. Kennedy Jr. sur la sécurité des vaccins, rapportent plusieurs médias anglo-saxons. Les deux hommes ont annoncé qu’ils avaient décidé d’offrir la somme de 100 000 dollars (95 000 euros) à qui pourrait prouver que le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons était totalement sans danger pour la santé. La star hollywoodienne est convaincue que son fils, autiste, a « changé du jour au lendemain » après l’administration du thimérosal, un composé chimique contenant du mercure qui entre dans la composition des vaccins pour éviter toute prolifération bactérienne et fongique. Robert De Niro a appelé les journalistes à « commencer à parler honnêtement de cette question » et a invité le nouveau président Donald Trump, contre lequel il s’est publiquement engagé, à s’emparer de ce sujet, rapporte Sky News.

Publié dans Société

Le chant des colibris – l’appel du monde de demain

Nous sommes face à un choix historique.

Choisir le monde dans lequel nous vivrons dans les décennies qui viennent ou ne pas choisir et laisser les événements suivre leur cours. Ce qui, au regard de l’écrasante majorité des données scientifiques que nous connaissons, ressemblera à peu près à cela : disparition d’une grande part des animaux sauvages, des forêts, de milliers d’espèces sur terre et dans les mers, augmentation des sécheresses, des inondations, des tornades, des typhons, territoires submergés, millions de réfugiés lancés sur les routes à la recherche d’un endroit où vivre, de moins en moins d’eau, des émeutes de la faim, des conflits pour s’approprier les ressources naturelles, une aggravation des inégalités, des tensions sociales et géopolitiques, des violences de toutes sortes parmi lesquelles le terrorisme, une explosion de la dette, des chocs économiques à répétition, du chômage… Inutile de continuer, ni de dire où pourrait nous conduire cette litanie. Nous le savons. Ou nous devrions le savoir.

Alors qu’attendons-nous ?

Nous connaissons la plupart des solutions à nos problèmes, mais nous ne les mettons pas en place parce que les responsables politiques ne sont pas d’accord, parce que les grands industriels, les syndicats ou les administrations ne sont pas d’accord, parce que nous n’avons pas le temps, parce que c’est trop cher, parce que c’est compliqué, parce que, tout de même, nous ne sommes pas vraiment certains que tout cela est si catastrophique… En réalité, nous attendons souvent que quelqu’un s’y mette pour nous.

Nous en avons assez d’attendre que la catastrophe arrive.

Nous avons tant de choses à faire et tellement de potentialités pour y parvenir. Nettoyer les océans, replanter les forêts, produire une nourriture saine pour tous, en régénérant les sols et les écosystèmes, faire en sorte que chaque être humain soit abrité, soigné, éduqué, produire de l’énergie renouvelable en abondance, trouver les moyens de fabriquer les objets de demain avec les déchets d’aujourd’hui, inventer les moyens les plus simples et les plus sains de vivre sur cette petite planète sans en épuiser les ressources ni en perturber les équilibres. Nous savons faire tout cela. Peut-être pas encore aussi bien qu’il le faudrait, mais ce n’est qu’une question de temps et d’investissement. Nous réussissons ce que nous choisissons d’entreprendre, l’Histoire nous l’a montré, maintes fois. Nous avons calculé que toutes ces activités peuvent créer des centaines de millions d’emplois passionnants à travers le monde, redonner du sens à nos existences, à nos sociétés, y apporter la paix… La question est de savoir ce que nous voulons vraiment.

Oui, mais comment démarrer ?

Nous sommes nombreux à être traversés par le découragement, la résignation, le cynisme parfois. Nous serions trop petits, trop faibles face aux gigantesques mécanismes à l’œuvre. Mais personne n’a traversé les océans, aboli l’esclavage, trouvé des traitements à des maladies, en se répétant que rien ne changera jamais. Aujourd’hui, nous avons besoin de nous mobiliser comme jamais aucune communauté humaine avant nous. Nous avons besoin de déployer des trésors de créativité, de solidarité, d’intelligence. De sortir de nos intérêts personnels pour embrasser l’intérêt de tous. D’une certaine façon, rien n’est plus exaltant. Il y a là de quoi satisfaire nos besoins d’héroïsme bien plus intelligemment que toutes les guerres de ces derniers millénaires.

https://i2.wp.com/www.cercledesvolontaires.fr/wp-content/uploads/2017/02/le-chant-des-colibris-appel-monde-demain-600-300x169.jpg

Le chemin ne sera ni court ni facile.

Nous aurons besoin de remporter des luttes démocratiques, de traverser des ruptures, d’avoir des idées radicalement nouvelles, d’apprendre à travailler ensemble malgré nos différences… Nous aurons besoin de tous : élus, entrepreneurs, salariés, fonctionnaires, penseurs, artistes, mères ou pères au foyer, retraités, enfants, riches, pauvres, français et étrangers… Nous aurons besoin de projets pionniers et de lois accélérant la transition, d’investissements financiers et de changements personnels. La bonne nouvelle est que nous sommes des millions en France, des milliards dans le monde et qu’en quelques décennies nous pourrions réorienter l’Histoire.

Aujourd’hui, nous vous appelons à rejoindre les millions de personnes qui se sont déjà mises au travail.

Nous vous appelons à vous informer, à lire, à écouter, à rencontrer, pour vous faire votre propre idée sur toutes ces questions. Nous vous appelons à faire tout ce qui est possible dans votre quotidien, pour limiter notre impact sur la planète et les êtres humains. Nous vous appelons à repenser votre métier : à faire ce qui vous passionne, ce pour quoi vous êtes vraiment doué et de vous servir de ce talent pour construire un monde plus juste et plus durable. Nous vous appelons à vous regrouper, là où vous vivez, là où vous travaillez, pour porter des projets d’avenir, pour réunir ceux qui sont séparés, pour aider ceux qui sont les plus fragiles. Nous vous appelons à vous mobiliser pour vous opposer aux lois qui exploitent la nature ou les êtres humains, pour porter de nouvelles idées jusque dans les sphères politiques. Nous vous appelons à soutenir ceux qui portent déjà ces idées dans le champ politique, économique ou associatif. Nous appelons les candidats partageant ces idées à se rassembler et à porter ensemble un projet pour transformer la France et l’Europe. Nous vous appelons à rêver qu’un autre monde est possible. Et à vous unir pour concrétiser ce rêve. Cet appel n’est pas le chant du cygne, c’est le chant du monde qui renaît, c’est le chant des colibris.

Source

 

Publié dans Guerre

Syrie/Attentats : plus de 40 morts à Homs

Un double attentat mené par 6 terroristes visant deux bases de sécurité des forces syriennes, dans la ville de Homs, à cause des dizaines de morts et de blessés.

Alors que le gouverneur de la ville, Talal al-Barazi, déplore 32 morts et 24 blessées, le bilan des attaques ne cesse de s’alourdir.

Au moins 42 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées, selon un dernier bilan fourni par les rapports.

Le groupe terroriste Front al-Nosra a revendiqué les attaques, d’après la télévision syrienne Al Ekhbariya.

Selon certains rapports, le chef des Renseignements militaires de Homs a péri dans les attentats de Homs.

Rami Abderrahman, chef de l’observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un organisme d’information associé à l’« opposition » syrienne, a déclaré que 6 terroristes se sont fait exploser devant deux sièges de la sécurité à Homs, au centre de la Syrie.

Source

Publié dans Diplomatie

« Le Hezbollah n’a plus de ligne rouge »

Interviewé par la TV iranienne, le secrétaire général du Hezbollah a souligné les « éléments fondamentaux » dont s’est doté le Liban ces dernières années, éléments dont il était privé et qui « le mettent en sécurité ».

Résultat de recherche d'images pour "Seyyed Hassan Nasrallah"

« C’est cette sécurité dont jouit le Liban qui empêchera Israël de nous prendre pour cible. En réalité si Israël décidait d’attaquer le Liban, il lui faudrait tenir compte de mille et un enjeux. Mais surtout, la confrontation à venir sera loin d’être identique à la situation qu’Israël a connue en 2006. Ce sera une guerre à une plus grande échelle », a affirmé Seyyed Hassan Nasrallah.

« Je crois que notre prochaine victoire face à Israël sera encore plus éclatante que celle que nous avons connue en 2006. Le Hezbollah n’est pas inquiet et se tient prêt. Il n’a pas peur d’Israël qui ne peut en rien nous inquiéter. Pour vous dire la vérité, cette étape de l’inquiétude, la Résistance l’a depuis longtemps dépassée et la donne s’est inversée. C’est désormais Israël qui nous craint et que nous inquiétons. Une chose intéressante : alors que dans le temps, c’était le Liban qui portait constamment plainte au Conseil de sécurité contre Israël, c’est désormais Israël qui se plaint du Liban. »

Plus loin dans ses propos, le secrétaire général du Hezbollah est revenu sur le concept de « lignes rouges » défini par son mouvement :

« Au cours des guerres précédentes, le Hezbollah s’estimait lié par certaines lignes rouges. À titre d’exemple, quand l’aviation israélienne bombardait nos villes et nos civils, nous nous gardions de frapper les réservoirs d’ammoniac à Haïfa. Déjà à l’époque, nous en étions parfaitement capables et nous le sommes toujours. Il existe de nombreux points sensibles en Israël qui pourraient être visés et provoquer une véritable catastrophe dont les conséquences toucheraient à la fois l’armée israélienne, le gouvernement et les colons. Jusqu’ici, le Hezbollah a évité d’aller dans ce sens. Mais si Israël venait à mettre à exécution les menaces qu’il profère presque tous les jours en bombardant nos villes et en tuant nos concitoyens, alors la Résistance ne respecterait plus aucune “ligne rouge” ni à Haïfa, où se trouvent les réservoirs d’ammoniac, ni même au Néguev, où se situe le réacteur nucléaire de Dimona. Tout point sensible en Israël deviendrait alors pour nous une cible. »

Haïfa/Dimona dans le viseur

« Le Hezbollah se tient prêt à frapper Haïfa et Dimona et il n’hésitera à le faire, si le besoin est », a ajouté Nasrallah. Il a ensuite évoqué une information largement diffusée ces derniers jours au sujet de l’acquisition par la Résistance « d’une arme stratégique » : « Ce sont des questions auxquelles nous ne répondons pas dans le cadre des interventions médiatiques. Mais les Israéliens le savent très bien : le Hezbollah est parfaitement capable de faire ce qu’il dit. La Résistance est sincère et elle l’a toujours été. »

Trump, instable et atypique

Plus loin dans ses propos, Nasrallah a abordé le discours et les actes du nouveau président américain et a dit :

« Trump n’est pas une personnalité transparente. J’ai suivi ses discours, j’ai vu la scène où il se présente sur le ring de boxe. Je crois que Trump a une personnalité déséquilibrée et imprévisible. C’est un businessman : il a l’habitude de vendre et d’acheter. Il ne parle jamais des valeurs ou des principes. Il ne s’estime même pas lié par la loi, ce qui veut dire qu’il est prêt à outrepasser non seulement les lois américaines, mais aussi les lois internationales. Donc, nous nous trouvons désormais face à un homme capable de faire tout ou rien. Il se peut que Trump soit juste un beau parleur qui crie et menace sans rien faire. Bref, on est face à un tribun qui sème la zizanie et on en voit d’ailleurs les impacts au sein même de son administration. Il dit une chose via ses tweets, son moyen de communication préféré, et son secrétaire d’État ou à la Défense dit ensuite le contraire. Trump qualifie l’OTAN d’alliance obsolète, puis son secrétaire à la Défense tente à Munich de se racheter aux yeux des alliés des États-Unis et de les rassurer. »

Pour le secrétaire général du Hezbollah, « l’administration Trump a fait preuve d’une attitude changeante ». Ses « prises de position illégales » l’ont contraint de multiples fois à faire ensuite « marche arrière », privant ainsi le monde entier de pouvoir se faire « une image claire de ce que veut faire l’administration Trump aux États-Unis, mais aussi dans la région ».

À la lumière des démarches du nouveau président US, Nasrallah a toutefois prévu une longue période de tensions à l’intérieur des États-Unis et sur la scène internationale.

Source

Publié dans Politique

Le grand oral de François Fillon pas très convaincant, estime la presse

© photo news.

Le grand oral lundi de François Fillon, pour s’expliquer sur l’affaire des emplois présumés fictifs de sa femme, n’a pas totalement convaincu mais lui permet de reprendre en main ses troupes et de relancer sa campagne, estiment mardi les éditorialistes.

« Le plaidoyer n’apporte pas de fait nouveau. Le message principal délivré est ailleurs. Il s’adresse à son propre camp: vous pouvez faire ce que vous voulez, je reste », résume Laurent Joffrin, dans Libération.

Cette conférence de presse à son QG de campagne, à Paris, a été « l’occasion de faire un acte d’autorité et de contrition et un appel au pragmatisme politique », note Dedonat Vidal Revel, du Parisien avant d’ajouter : « a-t-il convaincu?? L’histoire le dira ». C’est certes un « Mea culpa, mais en demi-teinte », juge Xavier Brouet, du Républicain Lorrain. « Un mea culpa a minima », relève Hervé Favre, dans la Voix du Nord. « L’ancien Premier ministre n’a pas raté son rendez-vous. Mais on ne peut pas considérer non plus qu’il l’a parfaitement réussi », pense Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre-Ouest. « Faute avouée est à moitié pardonnée, la ficelle paraît un peu grosse pour obtenir un retour en grâce », prévient Jean-Michel Servant, du Midi Libre. « Il est venu. Mais il est loin d’avoir vaincu », estime Yves Harté, dans Sud-Ouest. Pour Alexis Brézet, du Figaro, François Fillon « a fait la démonstration de sa détermination intacte ». Et « désormais, la droite qui se demandait si elle avait encore un chef a sa réponse », assure-t-il.

‘A l’offensive’ 
Et sur ce thème, les éditorialistes se rejoignent pour souligner que François Fillon « est passé à l’offensive » et « a repris en main ses propres troupes ». Cela signifie pour eux « la relance de la campagne » du candidat de la droite à l’élection présidentielle. « L’heure de la riposte a sonné » s’exclame dans l’Alsace, Laurent Bodin pour qui M. Fillon : « a rappelé à l’ordre ses troupes tentées par un plan B. » Une « manœuvre audacieuse », reconnaît Hervé Favre (La Voix du Nord). « Un coup d’éclat », renchérit Didier Rose (Dernières Nouvelles d’Alsace). « Cette contre-attaque est l’arme ultime pour reprendre les commandes », explique Hervé Chabaud, de l’Union/L’Ardennais. Il peut désormais « repartir en campagne sur le terrain », affirme Bernard Stéphan, dans la Montagne. « A entendre François Fillon c’est incontestablement une nouvelle campagne électorale qui a commencé ce lundi », relève Nicolas Beytout, pour L’Opinion. « François Fillon a tiré l’échelle à tous ceux qui rêvaient de grimper aux barreaux pour l’en faire dégringoler », ironise Jean-Louis Hervois, de la Charente Libre. « Un message fort » qui lui permet maintenant de commencer une « nouvelle campagne », écrit pour sa part, Daniel Muraz, du Courrier Picard. Une « décision de rester candidat » qui est « un coup de poker », estime cependant Michel Urvoy, dans Ouest-France. Avant d’expliquer en guise de conclusion que: « c’est seulement dans les jours à venir que l’on verra s’il est parvenu à maîtriser l’incendie. »